Les années passent, Sylvain Robert et son compère Guillaume Bonneaud ont repensé tout leur restaurant. Oublié l’Aromat’ aux couleurs chaudes, on y évolue depuis un an dans une atmosphère blanche et lisse, presque digeste à l’heure du déjeuner. Toujours fidèles à la politique du prix « juste », les deux compères proposent à midi un triptyque entrée-plat-dessert affriolant : quesadillas de lapin au chèvre-compotée de brocolis, pavé de mulet plancha polenta syphon et purée de légumes crème de persil, salade d’ananas ganache chocolait-brisures chocolatées donnent une idée des bonnes intentions de l’équipe. En salle, sourires et petits mots gentils parsèment le service.
A la carte, le chef Sylvain s’amuse en réveillant les ardeurs de la fourchette sous un vol-au-vent de civet de lièvre-boudin blanc-pommes et foie gras poêlé mousseline de céleri salade de copeaux de carotttes multicolores ou avec les noix de Saint-Jacques à la plancha mini courge cœur de foie gras crumble de châtaignes-poêlée de légumes racines aux noisettes du Piémont.
Avec ses clins d’œil à Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin (fils de la marquise de Montespan, suprême de pigeon rôti aux coings-tartine de topinambour fricassée des cuisses et abats raviole de navet de Pardaillan) ou à Mme du Barry (velouté dubarry rémoulade de cabillaud aux herbes fraîches façon mimosa), Sylvain Robert montre un révérend respect pour la tradition française. Qui s’en plaidra ?
A midi, la « petite » formule et son velouté dubarry réchauffe les cœurs et réclame plus encore de rémoulade de cabillaud car c’est une réussite délicieuse qui s’apparente à une brouillade ! Les tendrons de veau braisés au vin rouge sont cuits fondants, servis sur un risotto aux champignons et jus de cuisson très généreux en parmesan. Si l’assiette est déséquilibrée côté sel, elle n’en demeure pas moins très convenable pour une formule à ce tarif. Un café gourmand et quelques guimauves plus tard (exigez les guimauves à la verveine, c’est un réussite), il y a fort à parier que, l’âme légère, vous reviendra l’envie d’inviter quelques amis ici… comme ça, pour le simple plaisir d’un moment simple mais de bon goût.
L’Aromat’, 49, rue Sainte, Marseille 1er arr. ; 04 91 55 09 06. Formules déjeuner : 17 ou 19 €. Menu carte 40 et 59 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
Ajoute un commentaire