Nice

► Les Dimanches chez Zouzou.- Au Zouzou Riviera, le dimanche prend des airs de Riviera des années 1930. La formule « Les Dimanches chez Zouzou » mise sur un déjeuner joyeux et décontracté, rythmé par la musique et la gourmandise. Elle débute par un mocktail signature offert à chaque convive, suivi d’entrées à partager au centre de la table, que chacun compose parmi cinq ou six propositions. Au choix ensuite, un plat du moment : risotto verde, rigatoni burrata, filet de daurade ou viande. Le dessert se joue en spectacle, avec des pâtisseries minute, des montages réalisés sous les yeux des convives, des chariots gourmands et des créations XXL. Un grand juice bar propose jus pressés et fruits frais, pendant qu’un groupe de strolling traverse la salle.
• Zouzou Riviera, hôtel Palais de la Méditerranée, 13 promenade des Anglais, Nice. Tous les dimanches à partir de 12 h. 79 € par personne, boissons sans alcool incluses ; 119 € avec champagne.

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Sofitel Marseille : 50 ans de souvenirs et de prestige avec vue sur ville

Sofitel Marseille fête ses 50 ans. Retour sur l'histoire de cet hôtel emblème du Vieux-Port, témoin privilégié de l'évolution de Marseille

En 1976, date de l’inauguration de ce qu’il convenait d’appeler le Sofitel Marseille, Vincent Gaymard, son directeur actuel, n’était pas né. Le voilà aujourd’hui, en charge des célébrations des 50 ans de ce 5 étoiles dans lequel, « tous les Marseillais ont au moins un souvenir ».

Le Grand Pastis : A quoi ressemblait l’hôtel à sa création ?
Vincent Gaymard : « A l’origine cet hôtel comptait 220 chambres, il appartenait au groupe Jacques Borel international. Pour la petite histoire, c’est Jacques Borel, alors pape de la restauration collective, sous les traits de Tricatel que Louis de Funès fustige dans le film « l’Aile ou la Cuisse ». Borel dirigeait cette chaîne internationale d’hôtels haut de gamme. On lui doit la construction des Sofitel Marseille et aéroport de Marignane notamment. L’hôtel a été inauguré le 1er septembre 1976 par Gaston Defferre en présence de Jean-Louis Chadel qui en a été le premier directeur du Sofitel ».

Le Grand Pastis : Une dizaine d’années plus tard, l’enseigne Novotel apparaissait en fronton du bâtiment.
V.G. : C’était en 1986, le marché économique de la ville de Marseille ne permettait plus à l’époque d’occuper les 220 chambres du Sofitel qui affichait alors 4 étoiles (les 5 étoiles sont apparues le 1er janvier 2009 avec la nouvelle nomenclature réclamée par le président Sarkozy, NDLR). Entre-temps, l’hôtel était entré dans le giron d’Accor et décision a été prise de scinder le bâtiment en un Novotel et un Sofitel pour répondre à deux cibles de clients différentes.

Sofitel Marseille fête ses 50 ans. Retour sur l'histoire de cet hôtel emblème du Vieux-Port, témoin privilégié de l'évolution de Marseille
Jean-Louis Chadel a été le premier directeur du Sofitel (Archives Sofitel Marseille)
Le plus vieil hôtel de Marseille est le Beauvau, inauguré en 1816 • Roland Courbis (qui y a vécu 2 ans), le Dalaï Lama, les présidents Chirac et Macron notamment, des joueurs de foot, Paul Ricard, des artistes lyriques (Pavarotti), des chanteurs, acteurs, comédiens… Le livre d’or du Sofitel est le plus fourni de Marseille avec ceux de Fonfon et des Arcenaulx • Il y a 134 chambres au Sofitel pour 110 au Novotel, 140 employés au Sofitel contre 60 au Novotel • Vincent Gaymard a 46 ans, c’est un Lion qui est récemment allé voir Jul avec ses enfants au Vél’ et ira voir cet été les Gun’s and Roses à Paris et les Cure à Nîmes • Dominique Frérard a exercé comme chef pendant 28 ans.
Le Grand Pastis : Et en 50 ans le paysage hôtelier provençal, les habitudes et les attentes ont-ils beaucoup changé ? V.G. : Nous sommes passés d’une hôtellerie très standardisée à une hôtellerie plus différenciante avec des produits qui s’adaptent à l’environnement et à la destination. Autrefois, on délivrait un produit, un service ; aujourd’hui, il faut offrir une « expérience ».  Les standards ont évolué : dans les années 1976 aller dans un hôtel avec la climatisation et, un peu plus tard, Canal Plus c’était la révolution, tout comme avoir sa salle de bain privative. Aujourd’hui, on est parfois mieux équipé à la maison qu’à l’hôtel. Sur le plan de la restauration, nous sommes passés d’un registre très traditionnel et hexagonal, parfois lourdaud, à une restauration très contemporaine, basée sur le produit, moins calorique. On a évolué des grandes recettes identifiées vers des registres plus mixtes, ouverts sur le monde. Maintenant, la tendance dans les destinations, c’est de mélanger les cuisines et les influences au sein d’un même restaurant.

Sofitel Marseille fête ses 50 ans. Ici, Dominique Frérard en cuisines
Le 29 juin 2018, Dominique Frérard et son « élève » Benjamin Mathieu (tablier bleu)

Le Grand Pastis : Un bon anniversaire mais dans quel climat économique ?
V.G. : Fêter un anniversaire c’est important, c’est comme quand on célèbre un anniversaire en famille même si tu as des problèmes financiers, des mauvaises nouvelles, ça n’empêche pas de marquer la date. C’est un moment important pour faire plaisir. Le contexte économique et géopolitique est assez complexe. Le coût des énergies, la question du pouvoir d’achat, les conflits armés impactent fortement nos métiers mais je n’imaginais pas ne pas fêter l’anniversaire de Sofitel Marseille.

« Cas unique en France et en Europe, nous sommes un hôtel de chaîne tellement local »

Vincent Gaymard
Vincent Gaymard, la directeur du Sofitel Marseille

Le Grand Pastis : Et quels événements ?
V.G. : Nous avons imaginé un cocktail et une recette de cuisine signature, des forfaits spa signature, nous avons communiqué avec un logo impactant qui fera vivre cette année.

Le Grand Pastis : Et demain ?
V.G. : Nous allons continuer à développer l’ADN de l’hôtel, à savoir travailler avec les producteurs locaux, avoir une grosse stratégie RSE, rendre au territoire ce qu’il nous donne. Ça fait 50 ans que l’hôtel contemple le port et l’évolution de la ville, donc il a évolué en même temps que Marseille. Comme l’an dernier, avec l’opération Grand Bleu, nous accueillons cet été des enfants qui apprennent à nager dans notre piscine, nous sommes très impliqués avec l’association Des Etoiles et des Femmes, le chef Sylvain Touati a signé la carte des Beaux Mets (le restaurant d’application de la prison des Baumettes, NDLR). On continue à s’impliquer dans la vie de la ville ce qui fait de nous un des seuls Sofitel dans le monde à être un hôtel local, c’est à dire un hôtel pour et par les Marseillais ; ça c’est notre marque de fabrique.

Sofitel Marseille Vieux-Port, 36, bd Charles-Livon, Marseille 7e arr. ; infos au 04 91 15 59 00

Des Signatures événementielles pour marquer les 50 ans du Sofitel Marseille

Un plat Signature a été imaginé par le chef Sylvain Touati tel une ode aux saveurs méditerranéennes dans son interprétation très actuelle : un dos de loup rôti à l’huile de verveine-panisse soufflée, condiment bouillabaisse, à découvrir au restaurant Les Trois Forts.
Un cocktail pour fêter les 50 ans a été élaboré par les mixologues de l’hôtel en hommage à Marseille, à son histoire et à la Méditerranée. Cette création locale associe le pastis des Creissauds Ferroni (2 cl), la liqueur de lavande Monin (1,5 cl), la Noix de Saint-Jean des Distilleries et Domaines de Provence (1 cl),  2 cl de jus de citron vert et 2 cl de sirop de sucre de canne… Une recette aromatique et ensoleillée à savourer au bar Le Dantès Skylounge.
Un soin Signature à quatre mains pour une véritable parenthèse sensorielle inspirée par la mer et le bien-être holistique au spa du Sofitel.
Et afin de proposer une expérience artistique de qualité et toujours renouvelée, l’hôtel a conclu une collaboration exclusive avec la galerie Faces, située sur la place Saint-Eugène à Endoume, qui met à l’honneur des artistes contemporains dans le lobby.

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