Quarante ans et une furieuse envie de tourner la page. Xavier Zapata a quitté son célèbre « Pieds dans le Plat » au cours Julien et oeuvre depuis peu au piano du « Café des Méditerranées ». La rue Pastoret semble loin, très loin de cette Villa Méditerranée, jouxtant le Mucem, qui accueille le nouveau repère de Zapata, les pieds dans l’eau, entre Pharo et Major. « C’est l’association Cumin qui gère le lieu, explique le cuisinier. Cette association a pour objet de promouvoir la gastronomie et les produits méditerranéens. Elle a aussi vocation à soutenir l’insertion par l’activité économique ». Pour l’heure, la petite brigade du Café compte 4 éléments « mais dès que nous aurons stabilisé le modèle économique, la brigade s’étoffera » promet le cuisinier.
Le chef annonce ses ambitions : une carte méditerranéenne, populaire à base « de produits d’ici », de la pêche au potager… Les mezzés ouvrent le bal à l’instar de cette purée de chou-fleur basilic et poutargue aux olives des Baux et fenouil (de 5 à 13 €) et les plats achèvent de convaincre : pêche du jour bouillon de couscous et pâte de citron ou joue de boeuf braisée à la tapenade et pommes grenailles. Le style Zapata est clair, mêlant les influences, ses saveurs sont franches et marquées. En guise de dessert, la tartelette aux clémentines corses apporte ce supplément de chaleur qui manque par jour de mistral. « Pour l’heure, nous servons de 20 à 30 couverts lors de chaque service du midi, explique Xavier Zapata. Mais lorsque l’effectif de la brigade s’étoffera, nous ouvrirons le soir ». En attendant, si l’envie de savourer un Paris-Brest à l’heure du goûter vous gansaille, l’option après-midi face à la mer méritera toute votre attention…
Café des Méditerranée, Villa Méditerranées, esplanade du Mucem, Marseille 2e ; résas au 04 91 44 91 70.
Du lundi au vendredi de 9h30 à 17h ; privatisation du site en soirée. Carte déjeuner environ 25 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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