Cela aurait fait 2 ans, mois pour mois, en avril prochain, que Davide et Cédric ont inauguré leur joli petit restaurant de Saint-Victor. Le succès est venu progressivement, au fil des services, en 2 ans, avec l’obtention d’un bib gourmand au Michelin 2016. Une disctinction qui sonne creux puisqu’à peine l’annonce de la récompense faite, les deux compères faisaient part de leur décision de se séparer de l’Alchimie. « On a décidé de vendre, on se sentait limités et freinés par le contexte actuel, confesse Cédric. Avec 28 places seulement, même en affichant complet à chaque service, on parvenait tout juste à être rentables. On travaillait beaucoup pour un retour qui n’était pas à la hauteur » poursuit encore Cédric, en charge de la salle, des vins et de l’accueil des clients.
Ce ne sera pas Carrefour
Pour Davide, tout jeune papa, les prochains mois seront ceux durant lesquels il compte un peu profiter de son enfant en bas âge, quant à Cédric, il a deux projets « un à New-York et l’autre à Londres. Je vais me recentrer sur le vin car je suis sommelier de formation. Moi je veux m’aérer et aller voir ailleurs ». Plusieurs rumeurs courent sur l’avenir de l’Alchimie : « Nous n’avons jamais vendu le local au groupe Carrefour et ce ne sera pas une supérette qui s’y installera » préviennent les deux occupants. Début mars, on devrait voir plus clair dans le devenir de cette si jolie petite adresse : « Il y a des gens intéressés parmi lesquels plusieurs restaurateurs et il y a aussi d’autres potentiels repreneurs dans d’autres domaines pas si éloignés de l’alimentaire » confie Cédric avec un demi-sourire. Une chose est sûre, leur « envie de partir a été mûrement réfléchie » et ils ne reviendront pas dessus. Dont acte.
26, rue d’Endoume, Marseille 7e arr. ; 04 91 04 01 22. Formules déjeuner 18 et 21 €. Carte 32 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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