Art de vivre

Un grand soir pour l’anniversaire des 20 ans de Lionel Lévy à Marseille

anniversaire Lionel Lévy
Moment d’émotion lorsque le chef remercie tous ceux qui l’ont accompagné depuis 20 ans…

17 novembre 1999, 20 novembre 2019. Vingt longues années se sont écoulées formidablement vite. En fêtant ce mercredi soir à l’Intercontinental Hôtel-Dieu l’anniversaire des 20 ans de son arrivée à Marseille, Lionel Lévy, alors chef toulousain, a aussi fêté son adoption par les Phocéens. Le cuisinier a réuni le temps d’un dîner ceux et celles qui ont marqué sa route. Pour l’accompagner dans l’élaboration d’un repas anniversaire en neuf services, Lévy avait appelé en renforts quelques uns de ses plus fidèles parmi lesquels Mélanie Papaconstantino, Jade Ramanantsoavina, Anaïs Scanu, le duo Yoan Dessarzin-Cédric Méry et Camille Gandolfo. Ses ex-seconds, Ludovic Turac (désormais chef-propriétaire avec son épouse Karine du restaurant Une table, au Sud) et Jérémy Scalia (restaurant de l’hôtel de Tourrel à Saint-Rémy-de-Provence), eux aussi titulaires d’une étoile au guide rouge, n’auraient manqué cette occasion pour rien au monde et ont participé à l’élaboration du repas.

Les grands plats comme le milk-shake de bouillabaisse, un voile de coquillage au riz de Camargue-vinaigrette verveine, une huître de Camargue-oreille et pied de cochon croustillant, un râble de lièvre en saupiquet-coings de Cotignac figuraient au menu. Quelques assiettes d’un somptueux lièvre à la royale, recette de Gérard Garrigues, ont circulé, une émouvante façon pour le chef de rappeler combien ce pape français de la cuisine a compté dans la carrière et la vie de Lionel Lévy.
En fin de repas, toute la brigade, mais également l’équipe de salle et tous ceux qui, de l’accueil à l’intendance, ont fait le succès de la soirée anniversaire ont été très applaudis. “Sans eux, je ne serais rien” a répété plusieurs fois Lévy avec une sincère émotion.

anniversaire Lionel LévyComment tout a commencé sur fond de beaujolais nouveau

En novembre 1999, un tout nouveau restaurant vient d’ouvrir. Une Table, au Sud succède à une pizzéria qui était devenue une salle de réunions pour associations. Au premier étage de l’immeuble de la Samaritaine, ce midi, une table de huit couverts a été réservée. A 12h15, deux hommes se présentent. Le premier s’appelle Bernard Loubat, il est le représentant à Marseille du guide Gault&Millau. Avec lui, un journaliste du quotidien La Provence en charge de la chronique publiée chaque dimanche : “Un café et l’addition”. Les deux hommes n’ont pas réservé et s’assoient à une table pour deux. Tout juste vient-on de leur donner la carte qu’un homme entre et s’inquiète : – Est-ce que la table de huit a été réservée ?” Le sommelier lui indique que oui et désigne une table de huit couverts avec vue directe sur le Vieux-Port. L’homme poursuit : – Bon, ils vont arriver à 13 heures… Mettez de côté quatre bouteilles de beaujolais nouveau. Vous avez bien du beaujolais nouveau ?” Et le sommelier lui explique que le restaurant a d’autres vins, très bons mais pas de beaujolais nouveau. Déçu, l’homme annule la table et dit qu’un restaurant sans beaujolais nouveau ce n’est pas possible.
Bernard Loubat et Pierre Psaltis se regardent, ce dernier sourit et dit à son aîné : – Finalement, on a peut-être bien fait de venir”. Le repas s’est magnifiquement bien déroulé. Les deux critiques en sont sortis bluffés. Le dimanche qui suivait, La Provence publiait la première critique d’Une Table, au Sud. Quelques mois plus tard, Gault&Millau lui emboîtait le pas. La suite, tout le monde la connaît.

Vite lu

Les Grandes Tables à lire ! Les grandes Tables (réseau de restaurants à Marseille, Calais, Clermont-Ferrand) viennent d’éditer un livret titré 10+4. Ce 10+4 relate les trois dernières années  marseillaises d’aventures culinaires et artistiques qui s‘inscrivent dans la continuité de cette entreprise initiée en 2006 : raconter les cuisines dans leurs diversités et leurs actualités.
À Marseille à la Friche Belle-de-Mai, à La Criée Théâtre national et au Zef-scène nationale, à Calais au Channel-scène nationale et enfin à Clermont-Ferrand à La Comédie-scène nationale, les grandes Tables dialoguent avec les lieux culturels où elles sont installées et avec leurs territoires. Elles y conduisent des projets culinaires et y inscrivent la cuisine comme une discipline artistique à part entière, qui s’épanouit dans les conversations avec les autres arts. Ce 10+4 vous permettra tout à la fois de découvrir cette belle enseigne et tout ce que ses équipes ont fait toutes ces années avec la très modeste participation du Grand Pastis. A télécharger ici.

jeremy julien au Culti

Le Matière Brut investit le Culti C’est l’un des événements annoncés de l’été prochain : l’équipe du Matière Brut, conduite par Jérémy Julien, annonce son arrivée au sein même du bar-tabac du Roucas-Blanc (Marseille, 7e arr). Avec un vaste jardin, le Culti jouit d’un magnifique espace pour servir déjeuner et dîners dans une ambiance cool comme les aime Jérémy et en totale adéquation avec son répertoire culinaire. On vous en parle dès que la réouverture des restaurants (au moins des terrasses) sera effective.

Cassis, les volets rouges certifiés vert Arnaud et Cédric sont fiers et heureux d’annoncer le changement d’identité de leur maison : l’hôtel du Joli Bois devient l’hôtel les Volets Rouges – Cassis. Le duo a a profité de l’hiver pour se livrer à de nombreuses rénovations “afin de vous apporter toujours plus de confort, de quiétude dans notre bulle de nature au cœur du parc national des calanques, assurent-ils. Et d’ajouter : – Nous venons d’être certifiés par l’écolabel international Clef Verte, ce qui fait de nous le premier hôtel de Cassis à recevoir un écolabel”. Hôtel Les Volets Rouges – Cassis, D559 – route de la Gineste, 13260 Cassis ; infos au 04 42 01 02 68.