Art de vivre

L’Assiette des Chefs dessine son sentier bistronomade depuis 2013

Assiette des Chefs Une famille, une équipe, une passion commune. Ils sont quatre et exercent dans une parfaite parité, Sabrina et Géraldine, Fabien et Renaud. Ils décrivent volontiers l’Assiette des Chefs comme « une entreprise familiale », fondée en 2013 et qui n’est « ni un traiteur, ni un chef à domicile, dixit Renaud. Nous sommes un collectif de chefs privés et nomades, on se range dans la catégorie bistronomade » sourit-il. A l’exception de Fabien qui a emprunté la voie royale, du lycée hôtelier de Bonneveine jusqu’au CNTL en passant par le Palm Beach, le reste de la famille vient d’univers très différents. Géraldine et Renaud assument leur parcours autodidacte ; ancienne journaliste aux Nouvelles Publications, Géraldine voulait changer de vie à l’image de Renaud qui a longtemps travaillé dans l’événementiel, à l’organisation du Festival Jazz des 5 Continents. Sabrina a tourné le dos au marketing préférant l’univers pâtissier : – Notre quatuor, c’est la volonté commune d’avancer ensemble, rien ne s’est fait par hasard car nous sommes liés depuis plusieurs dizaines d’années » souffle Géraldine.

Assiette des ChefsDès 2013, l’Assiette des Chefs se fait connaître auprès des premières entreprises clientes : « Cela revient à s’offrir les services d’un chef attitré ; on vient avec une plancha, une plaque induction et on prépare le repas, une simple prise électrique et une arrivée d’eau suffisent, annonce Renaud. C’est très différent des repas déjà tout préparés et livrés à l’avance ». Une nuance de taille car les quatre inséparables tirent leur différence du travail sur place, veulent peaufiner leurs assiettes jusqu’à la dernière minutes, « la touche du chef, ça veut dire quelque chose » sourit Sabrina.

Assiette des Chefs

La vitrine du Labo Habillée de bois OSB, sur une idée de l’architecte-décorateur Niels Toy-Riont, (auquel on doit déjà Papa Poule, rue Breteuil), un mini magasin a été aménagé à l’entrée du laboratoire. Sur les étagères, de la biscuiterie sèche et des gâteaux de voyage signés Sabrina Guez : croquants, navettes, canistrelli, cookies… Terriblement addictif ! 62, bd Bompard, 7e arr.
De sociétés en entreprises, l’assiette-à-oreille a bien fonctionné et l’Assiette des Chefs affûte ses arguments : – Pour une entreprise c’est plus simple et confortable de recevoir sur place et les repas d’affaire sont beaucoup plus confidentiels que ceux servis dans un restaurant, par nature plus ouvert », dit Géraldine. Dans l’assiette, justement, des viandes et poissons cuits dans l’instant, toujours une émulsion de légumes, des gnocchis artisanaux, des sauces tomates cuisinées par les chefs eux-mêmes, un gaspacho et billes de melon-chorizo ibérique, des desserts à l’assiette « ou les pâtisseries de Sabrina »… Et demain ? « On aimerait accueillir un apprenti qui nous apporterait une aide car on déménage tous les jours et les courbatures, on connaît ! » s’amuse Renaud. Si le quatuor confesse surtout aimer « faire rêver les gens », ils s’accordent tous pour affirmer qu’au-delà d’un savoir, « transmettre un métier à des gens qui ont envie » c’est le plus important. « Que va-t-on laisser » glissent-ils songeurs…

L’Assiette des Chefs, 62, bd Bompard, Marseille 7e arr. Infos au 06 64 71 63 98 ou 06 08 94 92 85. Un repas livré (plat-dessert) : 18 € ; chef nomade à partir de 38 € pour 6 couverts (hors service et hors vins), chef à domicile à partir de 6 convives, clé en main, sur devis.

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

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Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.