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Benjamin Anthoni, du Puy-Sainte-Réparade aux Caves Legrand à Paris

Benjamin AnthoniTous les jours, Benjamin Anthoni consacre plusieurs heures de son temps libre, confinement oblige, à la cuisine caritative. “On me donne les ingrédients et je cuisine environ 25 plats qui sont redistribués aux gens qui vivent dans la rue” explique le cuisinier de 36 ans. Depuis la fermeture des restaurants le 15 mars dernier, Benjamin Anthoni a décidé de mettre tout son talent professionnel au service de l’association parisienne les Ravitailleurs. Le même métier mais une clientèle radicalement différente puisque le cuisinier né au Puy-Sainte-Réparade, près d’Aix-en-Provence, cuisine pour les Caves Legrand.

L’heure est aux plats “rassurants”
Adresse cossue du deuxième arrondissement parisien, les Caves Legrand ont accueilli ce Provençal voilà un an et demi. “Initialement, j’étais ingénieur d’affaires et j’étais en quête d’un métier plus pragmatique, plus terre-à-terre, confie ce chef élevé dans une famille ou l’alimentation revêt une importance primordiale. J’ai fait mon premier étoilé à 10 ans, c’était chez Lameloise en Saône-et-Loire”. Il y a deux mois encore, les Caves Legrand accueillaient des tables d’hommes d’affaires. Le temps d’une pandémie et voici l’adresse fermée, ouverte seulement deux jours par semaine pour quelques amateurs en quête de bons vins. “Nous réfléchissons à mettre en place un drive, à proposer des plats à emporter mais notre quartier n’est pas très résidentiel et il est difficile de proposer la même qualité qu’avant dans des barquettes” reconnaît Benjamin Anthoni qui est passé d’une vie trépidante à un arrêt quasi-total. Heureusement qu’il lui reste les Ravitailleurs…

Benjamin Anthoni

Ses bonnes adresses
Le Petrelle, dans le IXe arr. les travaux sont finis et ce nouveau restaurant tenu par une amie ouvrira dès la fin du confinement
The Veganizer, un traiteur de cuisine végétarienne avec Julie Bavant, ex-Arpège avec Alain Passard
Table, le restaurant de Bruno Verjus dans le XIIe
Régulièrement, le fils prodigue revient au Puy-Sainte-Réparade voir sa famille et à Marseille, retrouver sa soeur, infirmière. S’il n’a aucune attache dans la cité phocéenne, Benjamin Anthoni reconnaît que “la scène culinaire y a beaucoup évolué et qu’il s’y passe plein de choses épatantes”. Et de citer, pêle-mêle, Gégé et son restaurant Chez Mémé, la Mercerie, la soupe de poissons de Fonfon (“c’est une adresse, un rituel avec mes parents”).
“Ça me plairait de travailler à Marseille, c’est une option à laquelle je pense sérieusement, confie Benjamin Anthony. Pour le moment, je reste à Paris mais de ce que j’entends, la vie à Marseille est moins exaltée qu’en Ile-de-France et puis il y a la mer et le soleil… Je sais ce sont des lieux communs” rit-il. Quant à Aix “j’y ai passé toute ma jeunesse mais je n’ai pas d’adresse à recommander, ça fait longtemps”.

La comfort food
En ces jours de confinement et de remise en question des habitudes passées, Benjamin Anthoni constate le retour des bouillons à l’ancienne et des plats “rassurants” à l’instar de la blanquette de veau, de la soupe à l’oignon, “tous les plats de bistrot reviennent en force. Les gens ont besoin de terre-à-terre en période d’incertitudes, c’est une cuisine refuge”. Sous l’impulsion du chef provençal, les Caves Legrand proposent un plat saisonnier qui “incarne la tradition française, dit Benjamin Anthony. Après la poularde au cèdre-miso blanc et cèpes à l’automne, on a servi une canne rôtie sauce bigarade-agrumes confits cet hiver” non sans succès. La comfort food a de belles heures devant elle.

Les caves Legrand, galerie Vivienne, 1, rue de la Banque, Paris IIe ; infos au 01 42 60 07 12. Carte 43 € env.

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