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Camille Gandolfo nouvelle chef du restaurant de l’hôtel des Bords de Mer

Camille GandolfoElle a longtemps cherché un restaurant estimant qu’avec son « expérience et [son] engouement » elle trouverait la perle rare… Mais elle n’a rien trouvé qui lui corresponde jusqu’à ce qu’Eric Fréchon, chef du Bristol et conseil des propriétaires de l’hôtel des Bords de Mer, ne propose son nom pour reprendre la direction des cuisines de l’établissement les pieds dans l’eau. « Je souhaite que ce restaurant soit un vrai restaurant, sourit Camille Gandolfo. Pas une brasserie et pas une table qui lorgne vers l’étoile avec ses côtés guindés et ampoulés. Perso, l’étoile, je la remets à la mer » s’amuse-t-elle.

« Ma cuisine ? Elle est raffinée, acidulée et couillue ! » Camille Gandolfo

Depuis une quinzaine de jours seulement, Camille Gandolfo, pas encore trentenaire, met en scène une « cuisine de ville, forcément phocéenne de par l’emplacement du restaurant et [sa] culture » avec des produits locaux et de saison. « J’aimerais aller plus loin sur le travail des épices, combiner raffinement avec générosité », assure la jeune femme qui promet ne pas « lésiner sur la qualité », assurant qu’ « un plat doit être ce qu’il est sans jamais mégoter sur la composition d’une recette ». Prendre la direction d’un restaurant en période de post-confinement n’est pas facile mais occuper le poste de chef pour la première fois de sa carrière, en ces journées si particulières, n’est pas sans laisser un goût amer à Camille Gandolfo : – Tout ceci m’a coupé l’herbe sous les pieds, mais je ne veux vivre que le côté positif de ce qui m’arrive » lance-t-elle comme pour conjurer le sort.

Camille Gandolfo

Son tiercé des restaurants de l’été : Ouréa (rue de la Paix-Marcel-Paul, 6e), Sépia (jardin de la Colonne Puget, 7e) et Nestou (rue de Suez, 7e).
Sa formation : un BEP à la Grande Bastide et le bac pro à Bonneveine.
Ses mentors : 2 années avec Lionel Lévy époque Une Table, au Sud et 5 années à l’Intercontinental Hôtel-Dieu ; 3 ans avec les équipes d’Alain Ducasse au restaurant de la tour Eiffel ; avec l’ami Paul Langlère au Sépia.
A la tête d’une brigade de 8 personnes dans une micro-cuisine, « c’est bien les petits espaces car ça nous oblige à être très ordonnés et propres », Camille Gandolfo aime la pression et le stress du coup de feu, « de bons moteurs pour moi », reconnaît-elle. Avec un soutien sans faille de sa famille, la chef a posé les bases d’un été 2020 qu’elle imagine fédérateur : « J’aime le travail en équipe et nous ferons tout pour plaire aux Marseillais et aux touristes en même temps. A la rentrée, je vais oser, aller sur des chemins plus personnels, ce sera ma rentrée » souffle-t-elle. Le style Gandolfo mêle fruits et légumes dans les assiettes ;  les menus sont composés avec ce que propose le marché avec des plats que la chef a elle-même envie de manger : – Ma cuisine ? Elle est raffinée, acidulée et couillue ! ».

Femme chef un problème ? « Non, j’appartiens à la bonne génération, assure Camille Gandolfo. Certes, on nous regarde toujours un peu de près, nous sommes jugées et jaugées peut-être avec plus d’acuité mais je vis ça très bien, sans problème« . La cuisinière souhaite transformer le restaurant des Bords de Mer en « adresse marseillaise… Je veux que les gens aient envie de revenir, que ce soit un lieu de vie », lance-t-elle un brin songeuse. Et il paraît que les premiers échos sont excellents…

Hôtel les Bords de Mer, 52, corniche du président John-Fitzgerald Kennedy, Marseille 7e arr. Infos au 04 13 94 34 00.
Menu déjeuner 38 € ; carte 45-50 €.

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Avignon

► La Mirande façon Japon. Les 5, 6 et 7 décembre, la Table Haute de l’hôtel accueille Risa Nagahama, auteure japonaise de livres de cuisine, vivant à Berlin qui viendra préparer des plats tirés de son dernier ouvrage parmi lesquels le mijoté de porc-pamplemousse épinards et poireau-moutarde et riz, le poulet sauté avec sauce irizake-légumes et riz et le gâteau de style takoyaki avec compote de pommes et sauce vanille, kinako. On dégustera toutes ces spécialités à 12 convives maximum autour de la grande table, face au fourneau à bois. Durant toute la durée du marché de Noël, Risa proposera un plat à déguster sur place ou à emporter chaque jour.
• Et pour tout savoir du marché de Noël, cliquez ici.

Aix-en-Provence

► Pâtés en croûte et casse-croûte. Raphaël Chiapero ouvre, le 1er décembre, l’Echoppe du charcutier, un micro-local voisin de la Fromagerie du Passage, dans le passage Agard à Aix. Sur place, Raphaël proposera des pâtés en croûte, des foies gras mais également un plat du jour à emporter. Un petit assortiment de produits d’épicerie fine complète l’offre. Possibilité d’y prendre un verre pour l’apéro (un blanc, un rouge, un rosé, une bulle et une bière) et de picorer des petites choses sur place.
Passage Agard, à Aix-en-Provence. Du mar au sam de 9h30 à 14h et de 16h à 20h. 

Richerenches

Les 100 ans du marché aux truffes. Plus grand marché d’Europe, qui se déroule de la mi-novembre à la mi-mars, le marché aux truffes de Richerenches soufflera ses 100 bougies les samedi 2 et dimanche 3 décembre. Dans le cadre d’un « marché complice », plus d’une trentaine d’artisans passionnés et engagés, seront présents le 3 décembre pour présenter leurs produits exceptionnels et faire découvrir les histoires fascinantes qui les entourent. Des chefs emblématiques de la région seront également de la partie, préparant des menus alléchants. Tout au long de cette journée, dégustations insolites, défilé et animations autour de la truffe seront proposés aux visiteurs. Pour rappel, les « Marchés complices » sont une invention du Collège culinaire de France. Ils mettent en lumière les relations de complicité qui existent entre les producteurs et les cuisiniers. Ces marchés illustrent la diversité de l’artisanat culinaire et permettent au grand public de découvrir leur histoire, leur métier et leur passion.
Marché aux truffes, avenue de la Rabasse, 84600 Richerenches. Le dimanche 3 décembre de 10h à 17h.

Marseille

► Les Boissons Soiffe au comptoir. Les bières artisanales légères et savoureuses et les kéfirs naturels Soiffe ! ont enfin leur comptoir à Marseille ! Le duo de nouveaux brasseurs marseillais Claire Guerin et Angelo Nizard a réussi son pari en s’installant au 8, rue Lafayette, à équidistance des Réformés-Canebière et de la gare Saint-Charles.  A l’heure de la sortie des bureaux, de 17h30 à 22h du mercredi au samedi, il est désormais possible d’acheter ses bouteilles mais aussi de partager quelques verres entre amis au comptoir de la brasserie. Non contente d’accueillir du public en afterwork, la brasserie proposera des événements culturels et artistiques. Le collectif sérigraphiste Turboformat ouvrira le bal vendredi 1er décembre en invitant le street-artiste Goddog. Le samedi 2 décembre, trois artistes féminines se produiront en concerts solo, de la folk à l’électro.
Boissons Soiffe !, 8, rue Lafayette, Marseille 1er. Vente en direct du mercredi au samedi de 17h30 à 22h. Infos au 06 89 88 29 22.

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