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Inclassable et Intraitable et « Im »-buvable : le 25, rue de la République, trois en un

Inclassable et Intraitable
Sébastien Richard sur tous les fronts pour réussir sa rentrée

La rue de la République fait sa rentrée, le 3 septembre avec le déménagement, au numéro 25, et la réouverture de l’Inclassable, restaurant éphémère qui avait fait les riches heures de MPG 2019, sur la place Sadi-Carnot (2e arr). Le chef Sébastien Richard officiera toujours à l’Inclassable mais c’est surtout le visage d’Arlette Fletcher que les clients retrouveront. Fletcher, issue de la galaxie Perrodin, animera une carte pensée comme un semainier : lundi, végétal iodé ; mardi, agneau ; mercredi, ravioli ; jeudi, cochon et vendredi, poisson. Les tarifs du déjeuner, s’échelonneront de 17, 22 à 29 € et la salle pourra accueillir 22 couverts contre 18 en terrasse. « A terme, l’Inclassable a pour vocation d’évoluer en résidence de chefs, explique Sébastien Richard. Un collectif de 12 cuisiniers s’est constitué et ils y officieront à tour de rôle ». Inclassable et Intraitable

L’Intraitable voisinera avec l’Inclassable
Toujours au 25 de la rue de la République, dans le même local, la deuxième enseigne, l’Intraitable, sera le pendant nomade de l’Inclassable et proposera des plats à emporter au déjeuner, du lundi au vendredi à des tarifs sensiblement inférieurs, de 5 à 11 € selon les entrées, plats et desserts choisis. « L’Intraitable, ce sera le traiteur du chef en poste à l’Inclassable, cette enseigne permettra de faire connaître aux clients, le travail des 12 cuisiniers sans changer d’adresse ».

L’Imbuvable, enfin, sera le troisième concept à occuper les lieux. On y boira des bières locales, des vins nature et on y retrouvera des produits d’épicerie et les ingrédients déclinés des plats servis à l’Intraitable ou à l’Inclassable : – Dans quelques semaines, l’Imbuvable déménagera et deviendra aussi une résidence de barmen », prévient Sébastien Richard. Un restaurant, un service traiteur à emporter un un lieu hybride proposant vins et bières « vertueux » : le 25, rue de la République prépare sa rentrée et celle des amateurs de nouveautés. Ils seront servis.

Inclassable et Intraitable et Imbuvable, 25, rue de la République, 2e arr. Ouverture le 3 septembre. Ouvert au déjeuner du lundi au vendredi, et, sur réservation de groupe, le soir et/ou le week-end. Tarifs midi de 17, 22 à 29 €.

Pépé le roi du poulet en attendant son adresse définitive

pépé le roi du pouletEn attendant son adresse définitive à Marseille, Pépé le roi du poulet s’installe lui aussi quelques semaines au 25, rue de la République. Cette micro chaîne dont le premier restaurant est implanté au Tremblay sur Mauldre dans les Yvelines (Ile-de-France) a été fondée par le chef Laurent Trochain auquel s’est associé Sébastien Richard. Comme on peut le deviner, Pépé le roi du poulet propose du livré ou de l’emporté et des volailles élevée en liberté résultant d’une démarche bio. « A Marseille, on a sélectionné les poulets d’Elisabeth et Michel Chavinas, éleveurs à Cheval-Blanc dans le Vaucluse » détaille Sébastien Richard. Côté recettes, on peut s’en donner à coeur joie : poulet Amazone, Kentucky, saucisses de poulet ou aiguillettes en tempura, croquettes, croustilles, burgers…

Pépé le roi du poulet, 25, rue de la République 2e arr. le mercredi, jeudi et vendredi soir, le samedi et dimanche toute la journée.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.