Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Jérémy Czaplicki quitte l’hôtel Ile rousse de Bandol

Jérémy Czaplicki

La rumeur n’en est plus une. Confirmant ce que quelques-uns de ses collègues évoquaient à demi-mots, le chef Jérémy Czaplicki a choisi le Grand Pastis pour annoncer son départ. Un peu plus de 7 ans après son installation à l’hôtel Ile rousse de Bandol, l’heure est au passage de relais. « Je pars pour deux raisons : d’abord, j’ai la sensation d’être arrivé au bout du bout, explique le chef une étoile au guide Michelin, décrochée en 2019.  Ensuite, je pars pour un très beau projet, puisque je vais occuper le poste de chef de l’hôtel Barthélémy à Saint-Barthélémy, dans les Caraïbes ».

Il y a quelques mois, l’équipe du Barthélémy s’est déplacée à Bandol et a eu un coup de cœur pour le travail de Czaplicki, « lors de nos divers entretiens, ils m’ont demandé d’être moi-même et de conserver le même degré d’exigence ». Connu pour son goût immodéré du bon produit et sa mise en valeur des terroirs, celui qui a dirigé les cuisines du château de Berne de 2013 à 2016 (remplacé par Benjamin Colombat), reconnaît un style et une cuisine au style féminin : – Ça passe par des cuissons justes, des assaisonnements, une délicatesse dans le choix des recettes et des ingrédients ».

Jérémy Czaplicki, du Var aux Caraïbes

Sensible aux sites dans lesquels il exerce (« comme je travaille face à la mer, je la vois comme un garde-manger »), Jérémy Czaplicki exportera son esprit français et méditerranéen dans les Antilles françaises. « Partir, ce n’est jamais facile, quand j’ai annoncé ma décision, j’ai senti que la direction de l’hôtel était pour le moins surprise mais il y avait un projet de développement pour les années futures qui privilégiait une restauration de volume, dans laquelle je ne voyais pas ma place », confesse ce natif du village d’Emes, dans le Nord de la France, à côté de Roubaix. « Beaucoup de gens que j’aime bien, restent sur place et je leur souhaite le meilleur. Personnellement, je suis très content et je rentre dans une phase studieuse de préparation ».

Pas de guide Michelin à Saint-Barth’ mais les choses sont claires : Czaplicki devra y proposer une cuisine de haut niveau « parce qu’il y a là-bas d’excellents restaurants conduits par de beaux profils. Il y a une volonté des îliens de proposer le meilleur en restauration », dit-il. Le cuisinier le promet : il reviendra souvent en métropole voir sa maman « qui habite pas loin ». Ce n’est donc qu’un au-revoir.

Photo Marie Tabacchi – le Var des Gastronomes

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