En direct du marché

Le boulanger de Sisteron, Steve Loré : “J’ai envie de donner du pain à tout le monde”

Steeve Loré

Très contestées, les recherches sur la mémoire de l’eau ont profondément marqué Steve Loré qui assure en avoir constaté les effets : “Pour moi, l’eau est riche d’informations et je me suis équipé d’un appareil qui la redynamise avec des effets sur l’alvéolage de mes pains”, assure le boulanger. La « mémoire de l’eau » est le nom donné, en 1981 à une hypothèse du chercheur, médecin immunologue, Jacques Benveniste selon laquelle l’eau qui a été en contact avec certaines substances conserverait une empreinte de certaines propriétés de celles-ci alors même qu’elles ne s’y trouvent statistiquement plus.
Cette semaine, la boulangerie La Paline a changé de nom pour prendre celui de Boulangerie Loré, du nom de Steve Loré, 38 ans, qui en assure la conduite désormais. “J’ai mis mon nom sur mon pain car ça engage ma responsabilité” dit avec gravité ce jeune boulanger. Invariablement, devant la vitrine de sa boutique du centre-ville de Sisteron, comme devant son étal sur les marchés de La Ciotat, Gap ou Marseille, une longue file de clients vient lui acheter du pain.
Steve est né à Metz il y a 36 ans ; il a fait son tour de France maçon chez les compagnons du devoir et a achevé son périple de ville en ville en qualité d’aspirant maçon. La difficulté à trouver du travail dans son secteur a poussé ce chef de chantier maçon à postuler à un poste dans une boulangerie… Le hasard fait bien les choses, Steve a appris le métier sur le tas et a passé ses diplômes en candidat libre. “De la bétonnière au pétrin, je vois le même souffle manuel, dit-il. Je ne travaille pas avec les chambres de pousse, chez moi c’est direct du pétrin au four. Je travaille au toucher et à l’intuition, c’est très tactile, charnel, essentiel”, concède-t-il.

Meunier à Malijay
95% des farines de Steve Loré proviennent du moulin Pichard à Malijay, petit village sis à une vingtaine de kilomètres de sa boulangerie : “C’est un meunier familial avec qui je m’entends bien. Je suis fidèle, c’est ma manière de travailler. Le prix importe peu, quand j’aime quelqu’un je travaille avec, c’est le lien humain qui compte” assène le Sisteronais. L’équipe de la boulangerie Loré compte 7 boulangers, “dont une boulangère” se réjouit Steve. Pour faire vivre son entreprise, ce dernier court les marchés, de Gap à La Ciotat en passant par Marseille : – Et ça nous ouvre les yeux, on rencontre des gens différents, des gens agréables qui nous apportent beaucoup” dit le boulanger Loré pour qui chaque jour est une remise en question. “La boulangerie a fait des progrès et la concurrence nous pousse à chercher, tester, à nous remettre en question pour faire toujours mieux” confesse l’artisan qui envisage peut-être de partir à Paris, à l’école Ferrandi, pour y suivre de nouvelles formations et se parfaire plus encore.

Steeve LoréManger, se soigner…
Le pain de Loré, ce sont des levains, liquides et chauds, pas forts en bouche pour éviter “le goût de vinaigre” et des levures “pour obtenir des mies plus moelleuses pour les pains de mie, les brioches, le pain brioché, les pompes à l’huile”. Avec des temps de fermentation allant de 4h30 à 5h30, le travail s’échelonne sur plusieurs jours : – La fournée du mardi se prépare le dimanche… C’est le levain qui nous dicte ses impératifs temporels”.
“L’alimentation est un médicament et j’ai le sentiment de participer à ces choses-là, dit Steve. Je préfère arrêter que de donner à manger quelque chose qui ne me plairait pas… Il n’y a pas que le profit dans la vie”. Utilisant les réseaux sociaux par souci de transparence, Steve espère aussi faire passer son message de générosité et d’espoir : “Il y a du bon dans tout même dans la boulangerie conventionnelle, lâche-t-il. Aujourd’hui, je fais le métier que j’aime et je dis merci à la vie de m’avoir donné ce que j’ai”

Le Pain Loré, 186, rue Droite, 04200 Sisteron ; 04 92 31 95 25. pains de 5,40 € à 9,20 € le kg.
Mercredi de 6h à 13h, marché paysan du cours Julien à Marseille
Vendredi de 15h à 19h30 et samedi matin de 6h à 13h à Gap
Samedi matin chez M. Auvrai, 1120, avenue Joseph-Roumanille, à La Ciotat ; infos au 04 42 98 29 34.

Photos Caroline Dutrey

Infos express

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 26 septembre, le restaurant de l’île d’If, Marseille en Face, vous ouvre sa table pour un moment culinaire inédit et unique au pied du château d’If. C’est dans ce lieu chargé d’histoire, face à Marseille et privatisé pour l’occasion que le trio Sébastien Dugast, Romain Nicoli (restaurant Le Môle – Gérald Passedat) accompagnés du cuisinier nomade Emmanuel Perrodin vous propose de vivre une soirée unique autour d’un menu découverte faisant la part belle à l’histoire du lieu et des vins sélectionnés pour l’occasion. Frédéric Presles, invité d’honneur, nous contera un peu d’histoires de Monte-Cristo et d’Alexandre Dumas. Déroulé de la soirée : embarquement au Vieux-Port en direction du château d’If (une navette privée). 18h30 : apéritif au soleil couchant. 19h30 : menu découverte. 22h30 : retour sur Marseille. Tarif : 75 € par personne (incluant apéritif, dîner, vins et navette). Plus d’informations & réservations : romain@lemole-passedat.com / 06 09 55 25 01. Attention, places très limitées.

Samedi 26 septembre journée spéciale “les pieds dans les vignes” à la maison des Vins d’Avignon, sur la place de l’Horloge. Au programme : une matinée pour découvrir la richesse sensorielle des vignobles de la vallée du Rhône par une approche méthodique de la dégustation et un vocabulaire adapté pour percevoir et exprimer les sensations et saveurs. L’après-midi, l’expérience continue dans le vignoble à la rencontre des vignerons et négociants qui font la typicité des vignobles de la vallée du Rhône. De 10h à 17h30. Tarif : 190 €par personne pour la journée. Ce tarif comprend l’initiation à la dégustation, le déjeuner, la visite de 2 domaines viticoles et le transport. Infos auprès de Clémence Durand au 04 90 27 24 00.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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