Art de vivre

Les 4 As chaque soir à la Criée et souffle un vent de liberté

4 AsL’époque invite à imaginer de nouvelles formes de restauration et qui, mieux que le monde des arts, peut mettre en scène des expérimentations et interprétations de ce que les restaurants pourraient devenir à l’avenir ? Dernier exemple en date, l’équipe de Grandes Tables (présente à la Friche Belle-de-Mai et au théâtre de la Criée) qui explore, avec les 4 As, et l’équipe de Marseille-Provence Gastronomie, de nouvelles pistes cet été sur le Vieux-Port. Le restaurant bien campé dans les murs du théâtre de la Criée, installe ses tables en façade, face au soleil couchant, avec une cuisine extérieure dont l’agencement a été confié à une Marie-Josée Ordener décidément très en forme, inspirée par les rituels grecs d’accrochage des poulpes frais pêchés, à l’air libre, comme on les voit dans les tavernes en mer Egée.
Charlotte Baldaquin, chef résidente, accueille à bras ouverts d’autres chefs, par ailleurs amis, Georgiana Viou, Sarah Chougnet et Emmanuel Perrodin, autour d’une carte rédigée sur une ardoise qu’on photographie avant de s’attabler, nouvelles règles sanitaires oblige. Rillettes de pintade fermière aux abricots pesto de roquette, sardines marinées vierge d’agrumes pointe de homos, courgette mimosa-olives noires et anchois pour picorer. Thon confit-fricassée de tomates basilic nuage de burrata, ceviche de maigre pointe de piment steack de courgettes et tataki de thon-aubergines confite et en caviar pour manger.

4 AsLes 4 As cherchaient à prouver que l’agriculture, l’élevage et la pêche provençaux permettent des variations culinaires infinies et c’est réussi à l’instar des œufs mimosa-poutargue dont le succès est tel qu’ils resteront à la carte toute la saison. Le travers de porc, croustillant et confit posé sur un riz  noir de Camargue et une tombée de blettes aux tomates condiment poulpe, s’amuse d’un va-et-vient terre-mer aussi subtil que gourmand. L’abricot juste saisi s’accompagne d’une crème au citron jaune et de quelques pointes de chantilly ; une vision très contemporaine du dessert, simple mais efficace qui peut, là encore, se partager.

4 AsAlors peut-on y aller ? Oui car le dîner est joyeux, on peut discuter avec les 4 As, tout heureux de cette installation extérieure qui leur permet de sentir battre, en live, le pouls du service. Oui car les notions de proximité et de fraîcheur trouvent là une merveilleux terrain d’expression. Oui encore parce que non content de se reposer sur le succès du service de la veille, l’équipe renouvelle ses propositions chaque jour avec un souci très net du rapport qualité-prix. Une table de copains, très libre, dénuée d’arrière-pensées où souffle un mistral de vérité. Les 4 as, portent bien leur surnom.

Les 4 AS – la Grande Criée, jusqu’au 4 septembre, dès 18h30, 30, quai de Rive Neuve, 7e arr. Assiettes de 4 à 12 €, dîner 25 €. Infos et résas au 06 03 39 14 75.

Infos express

Brunches du dimanche À partir du 27 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, La Benvengudo propose aux gourmands (et aux lève-tard) un brunch concocté par la chef Julie Chaix. Sous forme de buffet, les hôtes disposeront d’une sélection de mets salés et sucrés, cuisinés à partir de produits locaux et de saison. Une pause gourmande parfaite avant de partir se balader dans le village des Baux-de-Provence. Brunch servi tous les dimanches de 11h30 à 15h, prix : 49 € par personne. Infos au 04 90 54 32 54.

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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