Patrick Léonce est né en Corse et a suivi les cours de l’école hôtelière de Bastia. Il commence sa carrière à Gréoux-les-Bains, à la Crémaillère, avec Philippe Troncy puis à la Bastide à Barbotan-les-Thermes. Il travaille ensuite au Vallon de Valrugues, auprès du chef étoilé Jacky Morlon avant de regagner l’île pour y faire son Service national. Libéré de toute obligation, il rejoint Didier Oudil à Grenade-sur-Adour, chef 2 étoiles Michelin, auprès duquel il a énormément appris. Deux ans et demi plus tard, il saisit sa chance et prend le poste de chef au château du Breuil, à Cheverny. Il y restera 3 ans avant de regagner la Provence et l’Isle-sur-la-Sorgue. Ils y resteront 9 ans avant de créer le Pré gourmand, « au pays » de Christine.La salle de restaurant et sa lourde charpente apparente est baignée de lumière : « Nous limitons les services à 25 couverts » précise Christine. « Depuis mes années vauclusiennes, ma cuisine a évolué tout en conservant la même philosophie, poursuit son compagnon. Ça reste une cuisine de plaisir composée de produits majoritairement locaux. Les assiettes ont gagné en délicatesse, sont plus construites et affirmées ». Insistant pour que les produits « aient le goût de ce qu’ils sont », le cuisinier prend l’exemple de ce foie gras rôti au laurier-julienne de légumes qui est désormais servi sur un galet avec une barbe à papa à la poudre de cèpes-bouillon de cèpes. Et de citer encore ce filet de boeuf, désormais de taureau, fumé aux sarments de vigne-jus au beurre d’anchois et petits légumes en beignets, en hommage à la grand-mère corse de Patrick Léonce. La carte change tous les deux mois et la brigade revendique ses pains maison, un pain blanc et une fougasse aux olives noires, un pain feuilleté au thym citron qui recueille tous les suffrages.
« Notre fille Mélanie suit les cours de l’école Vatel à Nîmes et peut-être un jour souhaitera-t-elle prendre notre suite » glisse Christine Fare en présentant ses nouvelles chambres décorées par Julie Fuillet. « Restaurateur-client c’est bien mais nous souhaitions instaurer d’autres rapports avec nos hôtes, décoincer les relations », poursuit-elle. Chaque chambre jouit d’une vue sur le pré avec une piscine, histoire d’inciter plus encore au farniente. « Ce projet nous taraudait depuis plusieurs années, sourit Patrick Léonce. Nous avons tenté de proposer l’expérience de quelque chose de très personnel, ce n’est ni un hôtel, ni une maison d’hôtes, c’est une façon d’accueillir les touristes qui nous ressemble ».
Le Pré gourmand, 175, avenue Marx Dormoy, 13630 Eyragues ; infos au 04 90 94 52 63. Restaurant, menus 32, 48, 62, 75 et 88 €. Carte, 70 €.
Chambres de 117 à 130 € basse saison et 158 à 170 € en haute saison (petits-déjeuners pour deux compris servis en chambre).
Photos © Jérôme Mondière



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !







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C’est très gentil Solange, Merci 🙂