Nice

► Les Dimanches chez Zouzou.- Au Zouzou Riviera, le dimanche prend des airs de Riviera des années 1930. La formule « Les Dimanches chez Zouzou » mise sur un déjeuner joyeux et décontracté, rythmé par la musique et la gourmandise. Elle débute par un mocktail signature offert à chaque convive, suivi d’entrées à partager au centre de la table, que chacun compose parmi cinq ou six propositions. Au choix ensuite, un plat du moment : risotto verde, rigatoni burrata, filet de daurade ou viande. Le dessert se joue en spectacle, avec des pâtisseries minute, des montages réalisés sous les yeux des convives, des chariots gourmands et des créations XXL. Un grand juice bar propose jus pressés et fruits frais, pendant qu’un groupe de strolling traverse la salle.
• Zouzou Riviera, hôtel Palais de la Méditerranée, 13 promenade des Anglais, Nice. Tous les dimanches à partir de 12 h. 79 € par personne, boissons sans alcool incluses ; 119 € avec champagne.

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Marseille • Restaurants en Provence

Chez Golda, on jette les ponts entre toutes « les Méditerranées »

chez Golda

Il y a des associations qui semblent couler de source tant les parties se révèlent en harmonie. Lorsqu’Ilan Loufrani a invité Or Michaeli à venir dispenser la bonne parole chez Golda, son nouveau bistrot des allées Gambetta, ce dernier ignorait à quel point la sauce allait prendre. Tous les jours à l’heure du déjeuner, à l’heure où les tables sont prises d’assaut, le soleil brille sur ce petit bout de terrasse jaune. Sur l’ardoise, 3 entrées, 4 plats suffisent au bonheur ambiant.
Les bonnes idées se bousculent au portillon avec, pour débuter, une très rassurante poitrine de cochon-sauce miso et salade d’œufs durs ciboulette, et un fantastique carpaccio de céleri rave-noix de cajou, anchois, ricotta et peccorino piment. En cuisine, Or place le niveau très haut mais saura-t-il nous séduire plus encore ? Le voisin de table opte pour une truite entière aux poivrons rouges et haricots verts croquants et parmesan. On se laissera porter par le chawarma de gigot d’agneau, roboratif, posé sur un riz noir-sauce yaourt au jus de viande à peine réduit. Les petits oignons grelots fondants achevant de convaincre.

Sur le comptoir, on voit se succéder les verres de bière la Grihète (brasserie drômoise) et les bouteilles de « vins vivants » à l’instar du très aixois Mas de Cadenet Sainte-Victoire bio 2021 en rosé. Les nature emboîtent le pas sur une Mobylette du dom. Muller-Koeberle 2021 ou le doux Babil rouge des Equilibristes 100% pineau d’Aunis… Les assiettes s’affirment : Or Michaeli combine les textures et les saveurs, jouant parfois la surprise et assumant son goût pour les poivrons rouges (confits avec la truite).

Ce petit gâteau au chocolat blanc coiffé d’une figue ultra mûre, comme compotée, accompagne le café. Plus levantin, le mhaalabié coulis de fruits rouges, séduira ceux qui ne connaissent pas ce dessert, habituellement à la fleur d’oranger. Alors faut-il nouer sa serviette chez Golda ? Mais oui bien sûr car le sourire bienveillant d’Ilan Loufrani justifierait à lui seul qu’on traverse la Méditerranée pour un repas chez lui. Oui pour découvrir le travail d’Or Michaeli qui jette des ponts entre les cuisines, influences et ingrédients. Oui pour cette remarquable cuisine familiale non dénuée d’un évident raffinement, un travail viril mais délicat et un indéniable rapport qualité-prix.

Golda, 23, allées Léon-Gambetta, Marseille 1er arr. ; infos au 06 79 05 06 88. Déjeuner 16-25 €.

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