
Les premiers clients ont tiré la chaise à la mi-juillet, dans la torpeur d’un été caniculaire. Depuis, la terrasse de ce nouveau hot-spot du boulevard Chave affiche complet en permanence. Un enthousiasme qui a surpris l’équipe du Bistrot Chave, au point de ne pas avoir eu le temps, plus d’un mois après l’ouverture, d’aménager sa salle, toujours à l’état de coquille vide. Le mode d’emploi de ce joli succès est pourtant simple : tu viens avec tes potes ou ta moitié, tu manges et tu glougloutes quelques quilles vertueuses.
Esprit terroir
Sur l’ardoise, une friture d’aubergines-sauce romesco, des palourdes au fenouil et pastis, et de la ricotta au four-haricots verts à la tomate et olives. Côté plats, une daurade panée-courgettes et bisque de favouilles ou une saucisse de cochon fermier-purée maison et jus de viande. Le service féminin est souriant, son pendant masculin est serviable, rien à dire, on se sent bichonné par des copains.


Bistrot Chave à boire frais et bio
Pour oublier que c’est bientôt la rentrée, on accompagnera la délicieuse terrine de campagne-pickles (sucrés-vinaigrés) d’un VDF auvergnat blanc (La Guillaume, 2020, 100% gamay) ou d’un gamay rouge en Loire (le 2022 de Christian Venier). Les cannelloni de poulet aux blettes et estragon sont croustillants de fromage gratiné et la saucisse-purée fait l’unanimité avec un VDF d’Auvergne élevé en biodynamie, un pinot marqué par la minéralité des sols volcaniques, signé Frédéric Gounan, au domaine de l’Arbre blanc. La nuit avance, la terrasse se remplit, les conversations se font rieuses. Notre serveuse s’excuse : – Il faudra attendre une quinzaine de minutes, le chef est seul et on n’attendait pas autant de monde ». C’est bon signe.
Alors faut-il aller découvrir ce Bistrot Chave ? Oui et oui car le rapport qualité-prix est excellent et la simplicité des plats (panna cotta à la feuille de figuier-langues de chat) assaisonne chaque assiette avec maestria. C’est joyeux, direct, bien envoyé ; on raffole de l’esprit copain et de la bonne ambiance qui règne. Le genre d’adresse « on-passait-par-là-et-on-a-voulu-voir » qui pourrait décoiffer un chauve.
Le Bistrot Chave, 78, bd Chave, Marseille 5e ; infos au 04 86 68 31 21. De 30 à 40 €.
Egalement sur Insta

► La fête de la Châtaigne de Collobrières animera la commune les dimanches 11, 18 et 25 octobre, de 9h à 18h. Trois dimanches avec, pour chacun, un programme festif, gourmand et porté sur la sensibilisation aux circuits courts, aux produits de saison et à la valorisation de la filière agricole varoise. Dimanche 11 octobre, un marché réunira une vingtaine de producteurs et artisans varois venus présenter leur savoir-faire : miels de Didier Maiffret, figues blanches et calissons d’Angèle confiserie, vins du Domaine de l’Avellan et du Domaine de Capelude, fromages de chèvre des Caprines d’Eole et de Jo Léone, châtaignes et crème de marrons de Nostre Terraire, huile d’olive des Granges de Sophie, escargots de Callas de l’Espigaou, ou encore agrumes de PME Agrumes. Grenades, gingembre de Hyères, confitures et pistou artisanal complèteront l’offre. Le chef Cyril Aveline, du restaurant Hestia à Bormes-les-Mimosas, cuisinera les produits des artisans présents. Maître de la cuisson à la flamme, il cuisinera en public. Au menu : caillette à la châtaigne, échine de cochon confite puis snackée à la flamme, chèvre frais au miel et au gingembre. Les visiteurs se procureront sur place, le jour même, un pass gastronomie à 15 € pour accéder aux dégustations. A 16 heures, le public participera au premier championnat de France d’épluchage de châtaignes. Avec dégustation à la clef.
Ajoute un commentaire