
C’est l’année du Brésil et des Brésiliens à Marseille. On ne compte plus les interventions de ces femmes et hommes qui nous donnent à goûter une cuisine métissée, souvent délicate, toujours ensoleillée et joyeuse. Dernière héroïne de cette liste aux accents de bossa nova : Andrea Flores qui s’est téléportée de la Joliette (BaM, le Bar à Manger) à la Vieille Charité, installant chaises, tables et parasols face à la chapelle de Pierre Puget, tutoyant les arches de pierre massives. Cuisine fusion pour les uns, éclectique pour les autres, la carte d’Andre Flores chez OLLa, évolue au fil des heures, passant du petit-déj’ de 9 heures (et son corollaire de croissants, cafés et tartines), à une proposition déjeuner légère, fraîche et instantanée.
De la focaccia à la mortadelle italienne (ricotta aux herbes-tapenade et salade de jeunes pousses) aux gnocchi rouges (pesto de tomates fraîches et confites), l’accent se fait chantant et vire à l’oriental à coup de rumsteack de bœuf (poêlé aux épices-homos et citrons confits-tahine). Un flan pâtissier nocciolata, un affogato ou un banana bread pépites de chocolat concluront ce tour du monde.


OLLa joue du chalumeau
Derrière l’assiette chalumée, il faut aller chercher des sucrines passées au chalumeau coiffant une burrata crémeuse, un pesto vert délicieusement doux et délicat. Quelque tranche de focaccia toastée et lardons de guanciale craquent sous la dent, l’œuf poché et le pecorino pour assaisonner suffiront à caler l’appétit. Trop rares au restaurant, comment ne pas craquer à l’appel des figues rôties posées sur un labneh arrosé au sirop d’épices et concassée de pistaches. La « crémosité » comme un péché.
Alors faut-il aller petit-déjeuner, déjeuner, bruncher ou goûter chez OLLa ? S’il fallait décerner un prix de l’humour, du sourire facile, du service léger et de la répartie au second degré, c’est à cette équipe qu’il faudrait le décerner. Le service est intelligent et rapide, les assiettes spontanées et colorées, les inspirations mondiales. On aime la fraîcheur des assiettes, les origines revendiquées (tomme savoyarde de la coopérative de Yenne) et ces cocktails frizzante à base de pétillant vénétien (choupi limon spritz).
Une adresse qui donne envie de faire un bisou à tout le monde à l’heure du départ avec la ferme intention de revenir.
OLLā | La Vieille Charité, 2, rue de la Charité, Marseille 2e ; aux heures et jours d’ouverture du site. Carte 30 €.
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► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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