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Cathy Fermanian : “C’est la fin du tourisme de masse et le début des clean labels”

La directrice de Vaucluse Provence Attractivité, en charge du développement et du tourisme dans le 84, dresse un tableau sombre de l’économie touristique dans son département. Cathy Fermanian se félicite de la mise en commun de moyens avec les autres départements de la région Paca-Sud pour en assurer la promotion auprès des Français et livre sa vision du tourisme dans les prochaines années. Et de s’inquiéter de la perte de productivité de certains restaurants…

Cette période de fermeture forcée pour beaucoup peut être le moment de préparer au mieux la réouverture et de se professionnaliser grâce aux nombreuses formations en ligne : «Le revenue management pour les pros du tourisme pendant et après la crise», «Mieux gérer ses rapports aux OTA», «Ecrire pour les réseaux sociaux»… Le cabinet Elloha a mis en ligne ici une vaste sélection de thématiques spécifiquement adaptées aux professionnels du tourisme. Mais on pourra aussi choisir d’apprendre à mieux connaître les clientèles allemande ou britannique, les clientèles vélo et VTT, construire sa stratégie de e-commercialisation, ou d’autres sujets proposés par la Fédération des Offices de Tourisme et Atout France, ici !
Le Grand Pastis : Au début de la sixième semaine de confinement, quel état des lieux dresse-t-on dans le Vaucluse ?
Cathy Fermanian : Le tourisme est un secteur clef dans le département comme partout en région Paca-Sud, il représente 21 millions de nuitées pour 4 millions de touristes et 1,3 milliards d’euros de retombées annuelles. La filière est au point mort et cet arrêt coïncide avec le lancement de la saison (les vacances de Pâques, les ponts du mois de mai, etc). Le printemps représente 25% des nuitées de l’année d’ores et déjà perdues. Et nous voyons arriver l’été avec inquiétude car il y a trop de questions sans réponse.
Les professionnels sont très éprouvés avec des annulations en séries : le festival d’Avignon (100 millions d’euros de retombées), Vaison danse, les Chorégies d’Orange… Sans parler des villages qui ont développé leurs propres festivals, c’est toute une filière des arts vivants qui est en péril.

Quels moyens avez-vous immédiatement mis en place ?
Nous sommes tous en télétravail avec l’objectif d’accompagner au mieux les professionnels. Les réseaux sociaux sont très utiles, Twitter et Linkedin, nous servent à communiquer avec les pros en leur relayant des informations d’ordre économique et/ou administratif. Nous communiquons avec le grand public avec Facebook et Instagram. Sur ces deux derniers réseaux, on utilise un ton plutôt positif, juste et empathique en vue de réassurer les clientèles avec de beaux visuels ; nous racontons de belles histoires avec trois verbes essentiels : responsabiliser, divertir et inspirer.

Vos homologues de la région ont confié au Grand Pastis travailler en synergie. Et vous, travaillez-vous avec les autres départements ?
Oui, il est important que le Vaucluse aille de l’avant avec ses homologues de la région. Ensemble, nous allons mettre nos moyens en commun par exemple, pour élaborer une communication cohérente. L’année qui arrive sera celle du tourisme des Français en France, un tourisme à 2 ou 3 heures de voiture de chez nous. Aussi, nous avons additionné nos moyens pour mener une campagne nationale de proximité sans précédent de 1,8 million d’euros. Tout seuls, nous n’aurions jamais eu cette force de frappe pour être visibles en France. L’appui du comité régional du tourisme et de la région sont aussi essentiels…

Cathy FermanianEst-ce que vous avez une idée de ce que seront le restaurant et le tourisme de demain ?
Pour l’heure, on navigue à vue, nous n’avons pas les contours précis pour une reprise… Nous allons nous engager dans des clean labels, nous allons penser la reprise de l’activité économique à travers les circuits courts dans tous les domaines. Dans les prochains mois, les restaurants vont perdre en productivité avec moins de clients pour plus de normes d’hygiène. Le tourisme de demain sera vert et nous travaillerons sur des niches, je pense que le tourisme de masse est derrière nous et nous devrons être plus respectueux dans nos interactions à l’avenir. Chose positive : le Vaucluse jouit de nombreux atouts correspondant à ces objectifs.

Quelles sont les demandes des professionnels à votre encontre ?
Nous avons entamé un audit quantitatif auprès de 100 professionnels pour aborder les conditions de la reprise et ce qu’ils attendent de nous. Ils demandent du matériel sanitaire, de les aider à préparer la reprise et à les orienter auprès des bons interlocuteurs dans tous les domaines. On espère que les assurances se montreront à la hauteur des enjeux. Les restaurateurs demandent, enfin, que Bercy annule leurs charges en cette période, et nous n’excluons pas de rédiger un courrier en ce sens pour appuyer leur demande.

Le Vaucluse travaille son attractivité et présente ses victoires

Le tourisme est un atout d’excellence et l’équipe de Vaucluse Provence Attractivité est en quête permanente de nouveaux partenaires. En dépit des difficultés du moment, Cathy Fermanian annonce qu’un “investisseur se serait porté acquéreur d’un bâti foncier existant, fermé depuis quelques années, dans le Luberon, en vue d’y aménager une résidence de tourisme moyenne gamme. Un site qui devrait ouvrir ses portes en 2024, annonce la directrice générale. Depuis 2 ans, nous accompagnons également la réouverture de l’ancien hôpital de Sault pour le convertir en gîte-hôtel baptisé le Nesk, qui serait dédié aux activités de pleine nature. Une démarche qui va de pair avec notre volonté de relancer la randonnée sur le territoire”. Dans le pays d’Apt, l’agence de développement du tourisme est fière d’annoncer également l’aboutissement de l’équipement du plan d’eau en structures d’aqualoisirs.
“Commercialiser son activité et être visible sur le net, c’est devenu primordial et on s’en rend compte aujourd’hui plus que jamais, dit Cathy Fermanian. Nous copilotons depuis quelques mois avec la Région Paca-Sud un programme pour la filière vélo tourisme. L’objectif est de permettre à toutes les entreprises de ce secteur de leur apprendre à se servir du web afin de se faire connaître, présenter leurs offres et les commercialiser”.

 Lire ici l’interview de Martine Felio dans le Var.
 Lire ici l’interview d’Isabelle Brémond dans les Bouches-du-Rhône.
 Lire ici l’interview de Maxime Tissot pour la Ville de Marseille.

Photos Go-Production.com et DR

Infos express

Glenn Viel, chef du restaurant l’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence, a été élu « chef de l’année 2020 » par ses pairs à l’occasion de la 34e édition des Trophées du magazine Le Chef ce lundi 21 septembre. Né en janvier 1980 dans une famille de militaires, son aventure à Baumanière a démarré en 2015 quand Jean-André Charial, le propriétaire, l’a appelé pour redonner vie à ce restaurant mythique. Dès son arrivée, Glenn Viel a mis en place une cuisine écoresponsable avec le développement d’un potager bio, de ruches ainsi qu’une ferme pédagogique. En janvier 2020, il décroche sa 3e étoile. Il est aussi distingué au titre de la “gastronomie durable”, lancé par le guide rouge qui honore les restaurants ayant une démarche écoresponsable. Côté pâtisserie, c’est Brandon Dehan du même restaurant qui est distingué. Originaire de Noyon dans l’Oise, il avait été désigné jeune chef pâtissier de l’année en 2019 par le guide Gault et Millau. Ce sont les chefs référencés dans le Guide Michelin qui votent chaque année pour élire les meilleurs de la profession lors de cette 34e édition des Trophées du magazine Le Chef, seule élection des professionnels de la gastronomie française par leurs pairs.

Samedi 26 septembre, le restaurant de l’île d’If, Marseille en Face, vous ouvre sa table pour un moment culinaire inédit et unique au pied du château d’If. C’est dans ce lieu chargé d’histoire, face à Marseille et privatisé pour l’occasion que le trio Sébastien Dugast, Romain Nicoli (restaurant Le Môle – Gérald Passedat) accompagnés du cuisinier nomade Emmanuel Perrodin vous propose de vivre une soirée unique autour d’un menu découverte faisant la part belle à l’histoire du lieu et des vins sélectionnés pour l’occasion. Frédéric Presles, invité d’honneur, nous contera un peu d’histoires de Monte-Cristo et d’Alexandre Dumas. Déroulé de la soirée : embarquement au Vieux-Port en direction du château d’If (une navette privée). 18h30 : apéritif au soleil couchant. 19h30 : menu découverte. 22h30 : retour sur Marseille. Tarif : 75 € par personne (incluant apéritif, dîner, vins et navette). Plus d’informations & réservations : romain@lemole-passedat.com / 06 09 55 25 01. Attention, places très limitées.

Samedi 26 septembre journée spéciale “les pieds dans les vignes” à la maison des Vins d’Avignon, sur la place de l’Horloge. Au programme : une matinée pour découvrir la richesse sensorielle des vignobles de la vallée du Rhône par une approche méthodique de la dégustation et un vocabulaire adapté pour percevoir et exprimer les sensations et saveurs. L’après-midi, l’expérience continue dans le vignoble à la rencontre des vignerons et négociants qui font la typicité des vignobles de la vallée du Rhône. De 10h à 17h30. Tarif : 190 €par personne pour la journée. Ce tarif comprend l’initiation à la dégustation, le déjeuner, la visite de 2 domaines viticoles et le transport. Infos auprès de Clémence Durand au 04 90 27 24 00.

Samedi 10 octobre « Plus beau village de France » du nord Vaucluse, Séguret organise toute la journée, une dégustation des vins du village, une découverte de nombreux artistes et créateurs du village, une découverte de boulange à l’ancienne avec démonstration en direct (confection de pains, de brioches et de tartes au sucre à l’ancienne dans le four banal du village). A 10 h, accueil au portail de la Bise pour la remise du programme de la journée. À 10 h, 11 h, 15 h et 18 h : visites guidées du village médiéval au départ du portail de la Bise. Durée environ 1h (3 € par adulte et gratuit pour les mineurs).
10 h 30 et 15 h 30 : atelier « la vie des Abeilles » suivi d’une dégustation des miels bio de Jérôme Busato au château Cohola à Sablet. A 11 h et 16 h : atelier « les 3 goûts de l’huile d’olive en Provence » à l’atelier les 3 Souquets à Séguret.  12 h : dégustation des bières artisanales de Jean-Pierre Meffre de Chante-Grenouille. A 16 h 30 : cooking show sur le thème des Traditions de Séguret avec présentation de plusieurs mini recettes (au restaurant Le Mesclun – durée 1 h, gratuit, 20 personnes max). 17 h 30 : petit historique sur le métier de santonnier avec explication des différentes étapes de création artisanale d’un santon avec Denis Voeux. Plus d’informations au 04 90 46 91 06.

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