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Côtes de veau marinée au piment de Cayenne, brunoise de prunes, poire et céleri

piment de Cayenne

Préparation : 15 min / Cuisson : 10 minpiment de Cayenne

Votre marché pour 4 personnes : 4 côtes de veau ; 2 oignons nouveaux ; 1 filet d’huile d’olive ; 1 jus de citron jaune ; un peu de piment de Cayenne et quelques branches de romarin ; sel et poivre blanc.
Pour la salade de prunes et poires : 2 prunes ; 1 poire ; 1 branche de céleri ; 1 oignon rouge ; quelques brins de persil et quelques brins de coriandre ; 1 filet d’huile de noisette ; sel et poivre du moulin.

On y va : éplucher et émincer finement les oignons nouveaux. Déposer les côtes de veau dans un plat avec les oignons blancs émincés. Arroser d’huile d’olive et de jus de citron. Saupoudrer de piment de Cayenne selon votre goût. Parsemer de romarin frais, saler et poivrer. Mélanger jusqu’à ce que les côtes soient bien enrobées. Réserver au frais.

Rincer, épépiner et dénoyauter les fruits. Les couper en brunoise. Laver et couper le céleri en petits dés. Éplucher et ciseler finement l’oignon rouge. Mélanger le tout et arroser d’un filet d’huile de noisette. Saler, poivrer.

Déposer les côtes de veau au piment de  Cayenne sur la grille du barbecue et laisser cuire pendant 6 à 8 minutes selon l’épaisseur en les retournant à mi-cuisson. Déguster les côtes de veau au piment de Cayenne accompagnées de la salade de prunes, poire et céleri.

Bonus : les côtes de veau adorent les petits légumes verts de printemps, la preuve est ici.

Photo Amélie Roche

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.