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Sablés au thym et garniture de fruits rouges

sablés au thymPréparation : 30 min / Cuisson : 15 min sablés au thym

Votre marché pour 4 personnes : 125 g de framboises ; 125 g de mûres ; 200 g de fraises ; 200 g de farine ; 5 cuillères à soupe d’huile d’olive ; 80 g de beurre ; 2 jaunes d’œuf ; 2 branches de fleur de thym ; 1 pincée de sel ; 1 cuillère à soupe de sucre ; 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique ; 1 branche de basilic.

On y va : dans un saladier, effeuiller le thym. Ajouter 4 cuillères à soupe d’huile d’olive, les jaunes d’œuf, le beurre fondu, 1 pincée de sel et bien mélanger. Ajouter en une fois la farine et pétrir pour obtenir la pâte à sablés. Etaler la pâte et la tailler en disques individuels de 8 centimètres de diamètre. Piquer à la fourchette les disques de pâte et cuire 15 min à 180°C entre 2 feuilles de papier sulfurisé. Laver et équeuter les fraises. Les couper en 4 et les déposer dans un saladier. Ajouter les framboises et les mûres. Sucrer légèrement. Assaisonner d’un trait de vinaigre balsamique, d’un tour de moulin de poivre et d’un peu d’huile d’olive.

Monter les sablés : déposer les fruits rouges sur chaque sablé au thym. Décorer de basilic ciselé.

Bonus : fraises et thym, un surprenant mariage. A tester aussi, l’association fraises et basilic.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.