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A l’heure du festival d’Avignon, les restaurateurs en ordre de bataille

Nous y sommes. Le festival d’Avignon commence ce 6 juillet et c’est parti pour trois semaines de folie. L’an passé la ville recensait près de 200 000 festivaliers, français et étrangers. Ainsi tous les commerçants et restaurateurs sont aux aguets pour cette 72e édition. Alors, que met en place la profession afin d’affronter cette période ?

festival d'AvignonFlairant la bonne aubaine commerciale, de nombreux commerçants ouvrent leur enseigne quelques semaines avant le mois de juillet avec tous les aléas que cela entraîne. A contrario, d’autres professionnels, avec pignon sur rue depuis plusieurs années à Avignon, connaissent les attentes des clients et savent s’organiser pour gérer cet afflux. La plupart des restaurateurs ont fait le choix d’ouvrir toute la semaine, à l’exemple de Christian Etienne, seuls les horaires varient en fonction des établissements. Pour exemple, Florent Pietravalle, chef de la Mirande, ouvre le restaurant midi et soir tandis que la chef d’Italie là-bas, Italia Palladino, opte pour une ouverture au crépuscule, “on commence le service plutôt vers 18h30 car on s’adapte aux festivaliers qui vont au spectacle à 20h. Puis on ferme plus tard vers 23h-minuit, pour les personnes qui souhaitent dîner après la représentation”. Il n’y a pas que les restaurants gastronomiques qui sont ouverts toute la semaine.
Si vous désirez manger sur le pouce, le coffee shop Milk, place des Corps Saints, sera lui aussi, ouvert 7/7j, non stop de 8h30 à 22h/minuit avec sa carte de salades, bagels et autres sundaes.
Que ce soit Florent Pietravalle (la Mirande), Italia Palladino ou Maxime et Tibaut Postiaux de Milk, ils ne transigent en aucun cas avec la qualité : “Ce n’est pas parce que c’est le festival que l’on va changer notre façon de faire, raconte Florent Pietravalle. On a trois menus, un menu spécial déjeuner du lundi au vendredi midi, puis midi et soir deux menus en cinq et sept plats sont proposés. Pour les clients pressés ils peuvent choisir à la carte”.

Le festivalier est pressé
De même pour Italie là-bas, la chef garde ses trois formules : “Menu panier, le menu écrin et le menu dégustation en cinq plats dédiés au citron”. Chez Milk, on s’attend à servir entre 300 et 600 personnes par jour, “et envoyer des bagels minute cela risque d’être compliqué, s’inquiète Maxime. Il faut toaster le pain en direct et cela prend trop de temps, il fallait alors trouver une alternative. On travaille donc avec un pain brioché qui se conserve mieux et plus besoin de le griller minute. Celui-ci se rapproche du pain bun et cela nous permet de le vendre tout en étant aussi bon”.
Maxime et Tibaut ont élaboré une carte plus petite et grâce aux précédents festivals, ils savent ce que veulent les clients : “Ils raffolent de salades et boissons fraîches ; le défi, c’est d’aller le plus vite possible car les festivaliers n’aiment guère attendre”. Loin de les bouder pendant le festival, la clientèle avignonnaise garde ses habitudes et même les touristes fidèles au festival reviennent car “ils savent que la qualité y est toujours” raconte Italia Palladino. A l’unanimité, les enseignes interrogées ont embauché du personnel afin de servir dans les meilleures conditions. L’élément le plus perturbant c’est l’afflux de clientèle bien supérieur à la moyenne annuelle ; “le plus dur, c’est l’afflux” résume Florent Pietravalle.

Marie Riera / photo M.R.

La Mirande, 4, place de l’Amirande, à Avignon ; infos au 04 90 14 20 20. Pendant le festival; 7/7j midi et soir.
Italie là-bas, 23, rue Bancasse, à Avignon ; infos au 04 86 81 62 27. Pendant le festival 7/7j le soir à partir de 18h30.
Milk, 26, place des Corps Saints, à Avignon; infos au 09 82 54 16 82. Pendant le festival 7/7j du lundi au jeudi 8h30-22h / du vendredi au dimanche  8h30-minuit.

Vite lu

Une bouillabaisse marseillaise chez un fromager aixois Si vous habitez Aix, plus besoin de venir à Marseille pour y déguster le plat emblématique. Vous avez désormais la possibilité de commander une bouillabaisse chez le fromager Benoît Lemarié (55, rue d’Italie à Aix) et il suffit de venir la récupérer le lendemain… Cuisinée avec beaucoup de talent par Gilles Carmignani, restaurateur marseillais (la Table de l’Olivier, 56, rue Mazenod, Marseille 2e arr.), la bouillabaisse est cuisinée le jour même, signe ultime de fraîcheur et de qualité. Prix : 46 € par personne. Infos au 04 42 66 50 06.

La cuisine d’été de Sophie, de Sophie Dudemaine sortira en librairies le 2 mai. Voici l’été, ses barbecues, ses salades colorées… Que l’on se retrouve autour du gril ou d’une simple tablée quotidienne, les mois estivaux sont toujours la promesse de douces saveurs grillées, fraîches et vitaminées. “Apéro, grillades, tartes, salades, desserts… les légumes et fruits d’été côtoient les viandes et crustacés, pour offrir à chacun la joie de bien manger, tout simplement. Je vous ai préparé 90 recettes salées et sucrées, délicieusement ensoleillées” promet Sophie qui cite le rôti de bœuf en croûte de moutarde, les saint-jacques à la plancha et la salade de pastèque. Photos de Rina Nurra, 224 pages, La Martinière Ed., tarif : 24,90 €.

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