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Feuilletés de gambas au lard et aux piquillos

feuilleté de gambas ou de crevettes

Préparation : 25 min / Cuisson : 20 min / Repos : 40 min

Votre marché pour 4 personnes : 20 gambas (ou crevettes sauvages) ; 200 g de pâte feuilletée pur beurre ; 10 tranches de lard fumé ; 10 piquillos ; 1 jaune d’œuf ; 10 g de graines de pavot ; sauce curry au fromage blanc : 10 cl de fromage blanc ; une demi cuil. à café de curry et une demi cuil. à café de ciboulette.

On y va : préchauffer le four à 180 °C (th. 6). Décortiquer la carapace des gambas en laissant la queue intacte. Abaisser la pâte feuilletée et détailler 20 rectangles de la largeur des gambas. Enrouler les gambas d’une demi-tranche de lard et d’un demi-morceau de piquillo. Poser chaque gambas sur un rectangle de pâte feuilletée et humidifier l’extrémité de manière à faire coller la pâte. Disposer au frais 20 minutes.  Dorer les feuilletés une première fois avec le jaune d’œuf additionné d’un peu d’eau. Redisposer au frais 20 minutes. Repasser de la dorure et saupoudrer de graines de pavot. Enfourner 20 minutes.
Pour la sauce curry au fromage blanc : dans un bol, déposer le fromage blanc, ajouter le curry et la ciboulette. Mélanger, placer au frais. Déguster les feuilletés de gambas accompagnés de la sauce curry au fromage blanc.

Photo de F. Hamel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.