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La recette des croquettes à l'emmental du dimanche soir

Croquettes de coquillettes le Grand Pastis

Préparation : 10 min / Cuisson : 10 min

Votre marché pour 4 personnes : 300 g de coquillettes de la veille ; 50 g d’emmental râpé ; 100 g de fromage frais ; 1 oeuf ; 8 cuil. à soupe de chapelure ; 3 cuil. à soupe d’huile de tournesol ; 15 g de beurre ; du sel et poivre du moulin.

On y va : disposer les coquillettes (ou tout autre forme de pâtes) dans un hachoir puis les hacher finement. Dans un saladier, verser les coquillettes hachées, ajouter l’emmental. Verser le fromage frais, l’oeuf puis assaisonner. Bien mélanger. Dans une assiette, étaler la chapelure. Former des croquettes et les enduire de chapelure. Dans une poêle, faire chauffer l’huile et le beurre, y déposer les galettes, cuire jusqu’à ce qu’elles soient bien croustillantes. Maintenir au chaud à l’entrée du four. Servir accompagné d’un mesclun.

Une recette de A. Beauvais et une photo de F. Hamel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.