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Osso bucco de dinde

Préparation : 15 min / Cuisson : 1 heure

Image 501Votre marché pour 6 personnes : 1,5 kg d’osso bucco de dinde (demandez à votre volailler) ; 2 oignons ; un petit morceau de céleri branche ; 2 cuil. à soupe d’huile d’olive ; 40 g de beurre ; 2 cuil. à soupe de farine ; 2 verres de vin rouge ; 2 verres de bouillon de volaille dilué à partir d’un bouillon cube ; 500 g tomates pelées au jus (ou fraîches type pendelotes en été) ; 1 bouquet garni (romarin, laurier, thym ) ; sel et poivre.

On y va : peler et hacher l’oignon. Emincer le céleri branche. Dans une sauteuse faire chauffer l’huile et le beurre et faites y revenir les morceaux de dinde. Ajouter les oignons et le céleri. Saupoudrer de farine et remuer afin que cela n’attache pas. Verser le vin et le bouillon. Assaisonner et faire cuire à couvert et à feu doux pendant 40 minutes. Remuer de temps en temps. Ajouter alors les tomates, poursuivre la cuisson pour 15 minutes et rectifiez l’assaisonnement. Servez chaud, idéalement avec des pâtes fraîches. Astuce : vous pouvez ajouter une cuillère à soupe de miel en fin de cuisson pour une version plus sucrée.

Photo Douce France 2012

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.