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Pastasotto et boulettes de boeuf à la moutarde

Préparation : 45 min / Cuisson : 35 min

Votre marché pour 4 personnes : 400 g de bœuf haché ; 400 g de coquillettes ; 100 g de haricots frais ou surgelés ; 1 oignon ; 2 jaunes d’œuf ; moutarde fine et forte Amora ; herbes de Provence et une demi botte de persil plat ; 3 cuillères à soupe de chapelure.

pastasotto amoraOn y va : épluchez et taillez l’oignon en petits dés. Ciselez les feuilles de persil plat. Coupez les haricots verts en morceaux. Faites revenir l’oignon et les haricots avec un peu d’huile d’olive. Ajoutez les pâtes et faites revenir encore 2 minutes. Versez une première louche de bouillon, mélangez et laissez absorber. Ajoutez une deuxième louche et répétez l’opération jusqu’à épuisement du bouillon. Le temps de cuisson est environ un quart de fois plus long par rapport aux indications du paquet (à partir de l’ajout d’eau).

Emiettez le bœuf, ajoutez-y la moutarde Fine et Forte Amora, les herbes de Provence, le persil et liez le tout avec les jaunes d’œufs et la chapelure ; mélangez et façonnez de petites boulettes de viande. Faites revenir les boulettes dans un filet d’huile d’olive pendant 5 minutes.

Une fois les pâtes cuites, parsemez d’herbes de Provence et de persil ciselé, ajoutez les boulettes et servez immédiatement.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.