Mes recettes

Riz thaï à la sauge, thon snacké au pavot, sauce à la mûre

Préparation : 30 min / Cuisson : 20 min

Votre marché pour 4 personnes : 240 g de riz thaï ; 4 pavés de thon de 140 g environ ; une poignée de pavot ; de l’huile de sésame ; de la sauce soja ; 6 feuilles de sauge ; 20 g de beurre ; 250 g de mûres ; 8 cl de vinaigre à la pulpe de cassis (ou du vinaigre de framboise) ; 60 g de cassonade et 40 g de beurre.

riz thaïOn y va : faites bouillir un grand volume d’eau salée additionnée (comptez 5 volumes d’eau pour un volume de riz). A ébullition, versez le riz thaï en pluie et laissez cuire une dizaine de minutes. Egouttez puis réservez. Dans une petite casserole, faites fondre le beurre, ajoutez les mûres et la cassonade et laissez compoter quelques minutes. Déglacez avec le vinaigre de cassis (ou de framboise). Baissez le feu et laissez réduire à feu doux en remuant régulièrement pendant 20 minutes environ. Passez la sauce au tamis, montez-la avec le reste du beurre et rectifiez l’assaisonnement si besoin. Coupez le thon en cubes. Trempez les cubes dans la sauce soja, puis dans les graines de sésame. Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle puis saisissez très rapidement les dés de thon, afin qu’ils restent crus à cœur. Faites chauffer un peu d’huile dans un wok, et faites-y frire les feuilles de sauge. Ajoutez le riz thaï et laissez rissoler quelques minutes. Servez le riz avec les dés de thon et la sauce aux mûres.

Bonus : le riz en version végétarienne.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.