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Un pot-au-feu de cabillaud

pot au feu de cabillaudPréparation : 45 min

Votre marché pour 4 personnes : 1 oignon rouge ; 1 poireau ; 1 très grosse courgette ; 300 g de pommes de terre ; 3 cuil. à soupe d’huile d’olive ; 50 ml de vin blanc sec ; 150 ml de bouillon de poisson ; 400 g de cabillaud ; quelques brins d’aneth ; 100 ml de lait ; poivre du moulin et sel ; 2 oignons nouveaux ; une moitié d’orange.

On y va : lavez tous les légumes. Coupez l’oignon et le poireau en rondelles, et les courgettes et les pommes de terre en tranches. Faites chauffer 3 CS d’huile d’olive dans une grande cocotte et faites-y revenir l’oignon et les pommes de terre pendant 5 minutes. Ajoutez les poireaux et mélangez bien.
› Arrosez avec le vin et portez à ébullition. Laissez réduire le vin de moitié avant d’ajouter le bouillon. Laissez mijoter 20 minutes jusqu’à ce que les pommes de terre soient cuites.
› Ajoutez le cabillaud, les courgettes et l’aneth, et laissez mijoter encore 15 minutes jusqu’à ce que le cabillaud soit cuit et que la chair se détache facilement des arêtes. Ajoutez le lait, donnez quelques tours de moulin à poivre et salez. Répartissez le pot-au-feu
dans plusieurs bols et terminez en ajoutant les oignons nouveaux, le jus et le zeste d’orange.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.