
Tout de bleu et de blanc, le chai de Mars est un lieu de rencontres pour cavistes et sommeliers, une vitrine et le lieu de la première production historique d’un vin que son promoteur, Lionel Boillot, espère 100 % marseillais d’ici quelques années. Lionel Boillot est un marseillais d’Endoume, un passionné, un enthousiaste qui, fils de dentiste, a grandi à Carry (!). A 23 ans, diplômé d’une école de commerce, il part pour la Chine où, de longues années durant, il représentera des domaines et vignobles français de renom. A charge pour lui de vendre les vins hexagonaux auprès d’une clientèle captive qui adore boire français.
Du grain, du jus, du vin
« En 2017, j’ai eu une révélation, sourit-il, avec le sentiment d’un retour évident en Provence. Ma femme et mon fils ont tout naturellement suivi ». De Shangaï à la Provence, l’intérêt de Lionel pour le vin n’a jamais failli. Après avoir convaincu un ami mais également partenaire financier, Boillot souhaite racheter un domaine entre Bouches-du-Rhône et Vaucluse pour produire des vins décalés, bio et abordables mais le grand confinement de mars 2020 arrive. L’équation change : pourquoi acheter un domaine alors qu’il suffit de racheter du jus et des grains ?

Deux domaines, dans le Vaucluse et le Gard s’engagent à vendre leurs grappes. Les premières cuvées de la Baie des Singes 2019 en rouge et blanc arrivent, suivies de On Grain degun, en trois couleurs. « Ce sont des vins à identité marseillaise mais ils ne sont pas à 100% marseillais puisqu’ils ont été vinifiés en Vaucluse et dans le Gard », précise Lionel Boillot dont la préoccupation reste de faire un vin 100% marseillais, c’est-à-dire avec des vignes qui pousseraient sur le terroir de la ville.
« C’est Stéphan Muntaner qui a signé les étiquettes et nous avons trouvé ce local pour installer des cuves et vinifier en ville »… Le millésime 2020 a été vinifié à Marseille et sera embouteillé début juin, « un 100% syrah » souffle Lionel Boillot qui croise les doigts pour pouvoir planter de la vigne sur un hectare du côté d’Allauch. « Je pense que d’ici 4-5 ans, on pourra proposer un vin 100% marseillais, avec des vignes, une vinification, un élevage et un embouteillage à Marseille » dit Lionel sans jamais se départir de son sourire. C’est sa force d’entrepreneur.
On grain dégun, 10 € les 75 cl ; la Baie des Singes, 16 € les 75 cl, le 100% syrah 2020, 28 € les 75 cl chez les cavistes. Infos auprès du Chai de Mars, 04 88 60 14 85.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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