Marseille

► Les Beaux Mets, meilleur projet d’insertion en prison d’Europe.- Le restaurant d’insertion Les Beaux Mets, installé au centre pénitentiaire de Marseille des Baumettes, a remporté le Prison Achievement Award 2026, décerné par EuroPris, qui réunit les administrations pénitentiaires de 41 pays. Le vote a eu lieu à Malte, lors de l’assemblée générale : environ 150 participants ont départagé 27 projets en lice, devant le centre pénitentiaire de A Lama (Espagne) et la prison pour jeunes de Leiria (Portugal). Porté par l’association Festin et l’administration pénitentiaire, ce resto bistronomique ouvert au public depuis 2022 emploie des personnes détenues en cuisine et en salle, sous la direction du chef Valentin Majan. Depuis l’ouverture, 153 personnes détenues y ont été accompagnées, dont 51 après leur libération. En 2026, 76 % des sorties sont positives, vers l’emploi ou la formation. Plus de 17 000 convives y ont déjeuné. Le restaurant est ouvert du lundi au vendredi midi et porte le label Écotable depuis 2024.

► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
• Prix de vente public conseillé, 2,99 € TTC.

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Nice

► Festival du livre de cuisine italienne.– La première édition du festival du livre de cuisine italienne se déroulera les 21 et 22 novembre 2026, à Nice. L’ambition de ce festival est de faire la promotion de la culture, en soutenant les auteurs et les maisons d’édition. La sélection de livres présentée durant ces deux jours a été rigoureusement étudiée, afin de proposer un échantillon qualitatif et représentatif de la scène littéraire gastronomique. Pour faire vivre ce festival et plonger les participants au cœur même de l’essence des livres de cuisine italienne, les organisateurs ont invités des auteurs parmi lesquels Celestina Bialetti et Alessandro Barbaglia, Bartolo Calderone, la marseillaise Alessandra Pierini et Federico Tavola.
• A Nice, 21 et 22 novembre 2026 ; infos au 06 63 47 16 75

Monaco

► Le Louis XV parmi les 50.- Tout premier restaurant d’hôtel triplement étoilé dans l’histoire, cumulant de prestigieuses distinctions dans l’univers de la haute gastronomie, le restaurant Le Louis XV-Alain Ducasse à l’Hôtel de Paris fait son entrée au classement « The 50 Best Restaurants », le cercle fermé des 50 meilleurs restaurants du monde. La 47e place ainsi décrochée atteste de l’éternelle vitalité de cet établissement iconique porté par le chef Alain Ducasse et ses équipes. La cuisine de la Naturalité méditerranéenne, signée par le chef Alain Ducasse, trouve ainsi un large écho et s’affirme désormais comme l’une des expressions les plus achevées de la haute cuisine contemporaine.

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Carnet de cave • Vins rosés, vins d'été

Un été en rose et blanc au domaine de Cala

domaine de cala

Méconnu en France, voire inconnu du grand public, Joachim Splichal est une figure de la gastronomie Outre-Atlantique : chef germano-américain étoilé, il a fait fortune aux USA dès l’âge de 26 ans en créant le Patina Restaurant Group, fort de quelque 60 restaurants de New-York à la Floride, en passant par Los Angeles. Il y a 7 ans, le cuisinier s’est entiché de cette propriété varoise de 180 hectares dont 40 étaient dédiés à la seule viticulture ; elle portait alors le nom de domaine de Pourraques, allusion délicate aux petits narcisses blancs qui en tapissaient les terres. La propriété a été rebaptisée domaine de Cala, en référence à l’élégante calla, fleur colorée en forme de calice et, peut-être, en guise de clin d’œil à la Californie et à Los Angeles, ville d’adoption du chef né en Allemagne.

Les attaches de Splichal avec la Provence ne datent pas d’aujourd’hui puisqu’il s’est installé pour la première fois en 1977, à 20 ans, sur la Côte d’Azur, d’abord comme saucier à La Bonne Auberge, à Antibes, à L’Oasis de Mandelieu-La Napoule ensuite. Quatre ans plus tard, Jacques Maximin, le nomme second au Chantecler, le restaurant du Negresco à Nice.
Les 40 hectares de vignes se composent pour partie, de parcelles de grenache, cinsaut, syrah, carignan et rolle plantées depuis près d’un demi-siècle. D’autres, sont composées de plants souvent de sélection massale de grenache blanc, clairette et syrah… La conversion en bio a été décidée en 2020 parce que « rendre à la nature son cycle et son fonctionnement naturels permet à un vignoble de le garder en bonne santé. C’est pourquoi la pratique du pâturage dans les vignes et la préservation de la garrigue, telle qu’elles étaient dans l’entre-deux guerres, sont de nouveau en vigueur au domaine », explique Flavian Maison, le chef de culture de Cala. Toutes ces démarches contribuent à réduire les risques d’incendies, l’enherbement permet une meilleure infiltration de l’eau et une réduction des risques d’érosion. À Cala, c’est Michel Granier qui fait pâturer ses bêtes sur les terres, comme le faisait son père : « Il y a toujours eu des moutons au domaine, preuve que l’environnement est sain », souligne-t-il.

Le domaine de Cala à parité

Pour coller à la tendance de l’été 2022, on a sélectionné deux vins, un blanc et un rosé, susceptibles d’accompagner au mieux vos déjeuners et dîners.
Le rosé Prestige 2020 (AOC coteaux varois en Provence) se compose de cinsault (88%), grenache noir (5%), syrah et rolle. Les vignes ont été l’objet de vendanges en vert, c’est-à dire que certaines grappes en formation ont été supprimées, afin de permettre aux baies restantes de mûrir plus facilement et de concentrer les jus. Avec sa robe rose limpide aux reflets brillants, ce vin offre un nez subtil et floral qui s’oriente ensuite sur des notes de pêche blanche. L’attaque est vive, la bouche équilibrée sur la fraîcheur et les arômes minéraux. Un vin servi à 10°C sur des plats à base d’épices comme un tajine, un poulet au safran ou un ragoût safran-fenouil.
Rosé Prestige 2020, dom. de Cala, 14,95 € les 75cl, chez les cavistes.

Le Cala blanc 2020 est issu d’un assemblage équilibré de rolle et grenache blanc vendangés à la main. Ce millésime en conversion bio présente une robe jaune paille pâle et surprend par son nez de fruits exotiques et d’agrumes, accompagné de nuances minérales et légèrement boisées. Vin très frais, équilibré et onctueux, il fera merveille à 12°C avec une sole ou une truite sauce au beurre ou une tarte aux pommes.
Cala blanc 2020, dom. de Cala, 14,95 € les 75cl, chez les cavistes.

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