
Ville antique sans antiquités, Marseille était jusqu’ici une ville grecque sans restaurants grecs. Mais en un peu moins de 6 mois, d’authentiques nouvelles adresses sont venues enrichir le paysage. Koutouki pour n’en citer qu’une, vient d’ouvrir début janvier 2026 dans le périmètre des Réformés-Canebière. Au comptoir et en cuisine, Apostolos Kyriakou promet un esprit koutouki à cette jeune maison : « Le koutouki c’est une petite taverne ambiancée par le bouzouki et le baglama, instruments phares de musique grecque typique dite rempetika », explique le cuisinier, originaire de Thessalonique.
« Ici, on accueille des Marseillais, des Grecs, tout le monde… Je sers des plats simples avec de la personnalité comme à la maison »
Apostolos Kyriakou
Restaurant grec traditionnel, Koutouki remplit le cahier des charges des grillades au charbon, des plats de famille et des spécialités qui se partagent sur le principe des mezzés, « et tout est fait maison », avertit le chef. Fèves de Santorin aux oignons caramélisés et tomates cerises, haricots géants gratinés aux oignons et feta, tigani de porc-miel moutarde et thym, laxanontolmades au sabayon de citron illustrent les particularismes régionaux qui font toute la richesse de la cuisine hellène.


« C’est comme en France où chaque région à ses recettes, explique Apostolos. En Crête, on consomme beaucoup d’agneau et de porc et la viande représente 70% du régime alimentaire. Mais les poissons sont aussi fréquents dans les recettes : les calamars, rougets, sardines et poulpes se retrouvent fréquemment en entrée ». Comme partout ailleurs en Méditerranée orientale, raki, huile d’olive et yaourt abondent. Le tarama et les souvlaki (brochettes) se déclinent à l’infini. « Nous, on les propose au porc-sauce tzatzíki-pita et frites ».
« C’est une immersion et j’aime quand on me dit qu’on est ici comme en Grèce »
Agé de 34 ans, Apostolos a découvert Marseille grâce à un ami marseillais également : -Je travaillais chez Roka à Londres et c’est lui qui m’a demandé de venir travailler avec lui à Marseille ». Les adresses vont ensuite s’enchaîner, du Café Populaire, rue Paradis, au Petit Nice, « le temps d’une saison d’été ». Apostolos a mis sa carrière entre parenthèses pendant un an, pour apprendre le français, avant de replonger dans le grand bain. La rencontre avec Jean-François Caujolle (propriétaire du Café populaire), saluera la naissance d’une amitié jusqu’à ce que ce dernier s’associe au Grec, pour l’ouverture de Koutouki.
Koutouki, 7, bd de la Libération, Marseille 1er ; ouvert le soir et samedi midi. Fermé dimanche. Carte 40 €.
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