Marseille

Le Bon Air rouvre ses portes.- Bonne nouvelle pour les Marseillais et visiteurs de passage : la buvette apéritive la plus haut perchée de la ville entame sa nouvelle saison estivale le 8 mai 2026. Juchée à 139 mètres au-dessus des toits de la ville, cette buvette éphémère offre une vue panoramique à couper le souffle sur Marseille. Derrière le projet, Jon et Tom, deux frères qui ont imaginé une carte, street de qualité, inspirée des variations du sud et respectueuse de l’environnement (circuits courts, contenants recyclables et tri sélectif). La double terrasse de 500 m² peut accueillir jusqu’à 500 personnes séduites par le sunlight au calme… sans musique. Voilà pourquoi les Marseillais appellent, non sans fierté, ce Bon Air, « la plus belle terrasse du monde ».

Bouillant même la nuit.- Le Bouillant ouvre désormais en soirée les vendredis et samedis, au dernier étage du MuCem. Dans ce format estival, le restaurant propose une expérience au moment du coucher de soleil, face à la Méditerranée, autour d’une cuisine de partage signée Alexandre Mazzia, pensée pour prolonger les fins de journée au MuCem. En parallèle, la Terrasse du J4 est rouverte aussi pour la saison, offrant un cadre panoramique pour prolonger la visite du musée. Deux options qui viennent en complément de l’exposition Bonnes Mères !

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Restaurants en Provence

Restaurant Le Jas à La Roque d’Anthéron : Emeric Corbon en aubergiste chic

Au restaurant le Jas à La Roque d'Anthéron, Emeric Corbon

À La Roque-d’Anthéron, Émeric Corbon trace son sillon avec une forme de retenue qui en dit long. Loin des effets de manche et des discours trop appuyés, il a choisi de travailler ici, dans le droit fil de sa famille qui, depuis 8 générations, se prévaut d’un ancrage dans ce village aux confins des Bouches-du-Rhône. Emeric soufflera ses 35 bougies le 12 avril 2026 et les 5 ans de son restaurant Le Jas en juillet prochain. C’est dans une bergerie – un jas comme on dit ici – qu’il a dressé les couverts. Murs de pierres apparentes, plafond voûté, cheminée voilà pour l’hiver. En été, la terrasse avec vue sur les maisonnettes de la rue typique, dispense une agréable fraîcheur et laisse entendre les criquets à la nuit tombée.

Le style Corbon est celui d’une cuisine de produits exigeante ; sa carte en appelle aux grands classiques à l’instar du croustillant de pied de veau à la moutarde ancienne-crème de petits pois et betterave à l’orange sorbet betterave, du filet de cannette rôtie au sautoir-petits pois au lard-compotée d’oignons crème de petits pois et croustillant de pomme de terre. Le cuisinier qui part ramasser les herbes dans la forêt entre deux services, confesse la même dilection pour la mer. Témoin, son menu bouillabaisse du samedi ou le fameux loup de ligne et encornet à la plancha- asperges fondantes et crème à la sarriette bisque de favouilles.

La saison est aux asperges, jeunes et fines déclinées en velouté-chantilly au thym et sorbet d’un vert tendre qui frissonne avec la casse des tiges sous la dent. La rarissime bouchée à la reine a trouvé dans ce refuge rustique son écrin. Les ris de veau, crêtes de coq, morilles, asperges et écrevisses se disputent le leadership d’une garniture bourgeoise aux saveurs rondes. C’est chicissime et d’une sophistication tellement élégante. Les noix de saint-jacques sont passées à la plancha et ont été posées sur un risotto de céleri rave ; quelques morilles là encore et un consommé de homard à la citronnelle pour le liant laisseront sans voix. Il faudra choisir des vins, rouge ou blanc, des coteaux d’Aix, des palettes, des bandols, des côtes du Rhône, des luberons car eux seuls entreront au mieux en résonnance avec le menu.

Alors faut-il aller déjeuner au Jas ? Oui comme rarement on vous y incitera. Car jusqu’au dessert, un bavarois coco-fraises à peine sucrées et sorbet, la cuisine d’Emeric Corbon ne cède en rien aux facilités de l’époque. De ses années passées aux côtés de Serge Chenet, Edouard Loubet (Capelongue) ou Christian Peyre (Bournissac), le trentenaire au tablier immaculé en a gardé le style aubergiste chic, celui pour lequel les plus gourmets auraient réservé une haie d’honneur. Les honneurs pour le meilleur, cette rime lui va si bien.

Restaurant Le Jas, 10 bis, rue de l’Église, 13640 La Roque-d’Anthéron ; infos au 04 42 50 50 58 et site web ici. Menu déjeuner 28-30 € ; menu bouillabaisse le samedi 57 € ; formules 50, 73 €. Carte 70-75 €

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