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Clafoutis aux pommes Antarès, vanille et anis étoilé

clafoutis aux pommesPréparation : 12 min
Cuisson : 40 min

Votre marché pour 6 personnes : 20g de beurre ; 160 g de sucre vanillé ; 1 gousse de vanille ; 3 oeufs ; 55 g de farine ; 1 pincée de sel ; 20 cl de crème fraîche ; 20 cl de lait ; 3 beaux anis étoilés à réduire en poudre ; 1 cuil. à soupe de Calvados ; 4 pommes Antarès.

On y va : préchauffez le four à 200°c (th7). Beurrez un plat à four de 27 cm puis saupoudrez-le de 2 cuillers à café de sucre vanillé. Fendez la gousse de vanille et grattez ses petites graines. Cassez les oeufs et les mélanger durant 2 ou 3 minutes avec les autres ingrédients : graine de vanille, sucre vanillé, farine, sel, crème fraîche, lait, anis et Calvados. Laissez reposer 10 minutes. Pelez et coupez les pommes Antarès en quartier puis disposez-les dans le plat de cuisson. Versez ensuite la préparation. Enfournez 40 minutes, à 180°C.

 

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.