Art de vivre

Le top 5 des adresses de l’été avec Coline Faulquier

Coline Faulquier

Le restaurant Signature de Coline Faulquier rouvrira ses portes le vendredi 11 juin prochain pour le déjeuner. Un retour à la normale pour une équipe qui a vécu les derniers mois avec beaucoup d’agitation. « Dès le 30 octobre, nous nous sommes lancés dans les menus à emporter du lundi au samedi, raconte la chef. Au mois de janvier, on a maintenu la formule mais limitée au vendredi et samedi ». Dans la foulée, en janvier, le Michelin a décerné sa première étoile au restaurant de la rue du Rouet assortissant la cuisinière de chef de l’année. « On ressort de la période un peu fatigués car on a beaucoup travaillé avec irrégularité, dit la jeune femme de 32 ans. J’ai un peu l’appréhension, non pas de retrouver mes clients mais d’accueillir une nouvelle clientèle qui va nous juger et nous comparer ». Celle qui s’avoue encore « en période de recherche et de progrès » n’a rien changé et proposera « la même carte aux mêmes tarifs » avec une farouche volonté de convaincre. En attendant, Coline Faulquier ouvre son carnet d’adresses et livre 5 spots où il faudra réserver cet été…
Signature – Coline Faulquier, 180, rue du Rouet, Marseille 8e arr. ; infos au 04 65 85 53 48

Son carnet d’adresses…
1 Pour un dimanche midi en famille, je conseille la Marine des Goudes, chez Marianne et Alex parce que ce sont des gens qui se donnent beaucoup de mal. On y mange du poisson frais, de bons produits, c’est une cuisine d’ici servie dans un cadre idyllique.
Marine des Goudes, 16, rue Désiré Pelaprat, Marseille 8e arr. ; infos au 04 91 25 28 76

2 Mon autre adresse pour un bon repas, c’est Sépia où Paul Langlère sert une cuisine de chef. C’est cool, c’est beau, gourmand et sans prétention. On y va pour un apéro chic, pour un moment de détente avec les gosses qui peuvent jouer au parc. On recommande le poulpe laqué-chorizo et le boudin snacké… très bons.
Sépia, 2, rue Vauvenargues, Marseille 7e arr. ; 09 83 82 67 27

3 Chez Dan B. à Ventabren, c’est une table gastronomique conduite par un chef sensible, une cuisine de produits exceptionnelle et très imaginative, c’est soigné et intelligent et Dan est fidèle en amitié !
Dan B., 1, rue Frédéric-Mistral, 13122 Ventabren ; infos au 04 42 28 79 33

4 Ouréa, c’est la table du midi, rapide et efficace. Mathieu Roche est un vrai cuisinier qui travaille sans esbrouffe, pas de « galipettes de gambas » car il va droit au but, c’est bien cuisiné et assaisonné…
Restaurant Ourea, 72, rue de la Paix Marcel-Paul, Marseille 6e arr. Infos au 04 91 73 21 53

5 Fred Charlet et Popotte. C’est un vrai cuisinier là encore qui a pris le parti de faire de la livraison avant la crise covid et qui continuera après la crise covid. Fred est une valeur sûre, c’est une équipe de gens fidèles à leurs valeurs, c’est très simple et très bon, c’est bien fait et on se régale… C’est le plus important.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.