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Poitrine d’agneau caramélisée comme des spare ribs

Préparation : 20 min / Marinade : 1 heure / Cuisson : 45 min

Poitrine d'agneau caraméliséeVotre marché pour 4 personnes : 1,2 à 1,5 kg de poitrine d’agneau coupée en morceaux (entre chaque côte) ; 10 cl de vin blanc sec ; 1 cuil. à soupe de miel liquide ; 1 citron et 6 cuillères à soupe de sauce soja ; 3 cuil. à soupe d’huile d’arachide ; un peu de poivre du moulin.

On y va : mettez les morceaux de poitrine dans un plat creux avec le vin, le miel, le jus du citron et la sauce soja. Tournez-les plusieurs fois dans la sauce pour bien les enrober et laissez mariner pendant 1 heure au frais en retournant deux ou trois fois. Au bout de ce temps, égouttez les morceaux de la marinade (tout en la conservant), épongez-les. Faites chauffer l’huile dans une sauteuse. Faites y rissoler les morceaux d’agneau 20 minutes de tous côtés, sur feu moyen. Retirez-les à l’écumoire et réservez. Versez la marinade dans la sauteuse et faites la réduire de moitié. Pendant ce temps faites griller l’agneau au four préchauffé à 210°C. th. 7 au gril ou au barbecue, 15 à 20 minutes en les faisant pivoter souvent en cours de cuisson. Remettez les morceaux de poitrine grillée dans la sauteuse, poivrez mais ne salez pas à cause de la sauce soja. Mélangez pour bien les enrober de sauce et faites caraméliser 5 minutes. Servez bien chaud et dégustez avec les doigts.

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.