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Riz au lait, compote de pruneaux, nuage de crème

Préparation : 15 min / Cuisson : 1 h

Riz au lait compote pruneaux et nuage de cremeVotre marché pour 6 personnes : 33 cl de crème liquide à 35% de matière grasse (type Elle & Vire professionnel) ; 40 cl de lait écrémé ; 40 g de sucre ; 70 g de riz rond ; 2 c. à s. d’eau ; 1 gousse de vanille. La compote de pruneaux et la crème : 20 cl de crème fluide au mascarpone (Elle & Vire professionnel en vente en grandes surfaces) ; 150 g de pruneaux dénoyautés ; 25 cl de jus de raisin rouge ; 1 étoile de badiane (anis étoilé) ; 2 c. à s. de miel ; 1 c. à s. de pistaches concassées.

On y va : faire chauffer l’eau dans une grande casserole, verser le lait et le sucre puis mélanger. Ajouter la crème liquide à 35% MG, la gousse de vanille fendue et le riz préalablement rincé et égoutté. Cuire doucement jusqu’à absorption du liquide par le riz en remuant régulièrement afin qu’il n’attache pas. Ôter la gousse de vanille et répartir le riz au lait dans des petits récipients. Laisser tiédir et placer au frais. Placer les pruneaux, le jus de raisin, l’étoile de badiane et le miel dans une casserole et faire cuire à feu doux pendant 30 min. Laisser tiédir, ôter la badiane, mixer au blender et réserver. Battre au batteur la crème fluide au mascarpone pendant 2 min afin d’obtenir une crème ferme. Répartir la crème de pruneaux sur le riz au lait froid et y déposer une cuillère de crème. Saupoudrer avec les pistaches.

Photo Patricia Kettenhofen

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.