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Rue Glandevès : et si Marseille relevait le défi d’une « Jeune rue » ?

rue Glandevès
La rue Glandevès, adjacente du Vieux-Port, se cherche un nouveau souffe. Le Sweet’s Lady, le Green Bear, le DrMax, et les « historiques » relèvent le défi…

C’est un rêve qu’il partage avec tous ceux qu’il croise, Greg Gassa ambitionne de donner vie à une Jeune rue à Marseille (lire ci-dessous). « Aujourd’hui, lorsqu’on se promène rue Glandevès, on a le sentiment d’une rue à l’abandon, explique le propriétaire du Sweet’s Lady. Je voudrais que cette rue retrouve un nouveau souffle, une nouvelle dynamique », poursuit-il. Alors en quoi consiste le fameux concept de « street de Marseille Downtown » ? « On est parti d’une idée toute simple : mieux nourrir les citadins » poursuit le commerçant qui imagine une rue gourmande alignant restos et commerces de bouche, une rue dans laquelle toutes les enseignes proposeraient des « produits d’une qualité exceptionnelle, bios et respectueux de l’environnement ».
Une ambition qui commence à séduire quelques acteurs locaux à l’image du Green Bear coffee qui s’apprête à ouvrir une torréfaction, le Dr Max (nouveau restaurant végétarien ultra healthy) qui ouvre ses portes, le Sweet’s lady qui enchaîne les événements « Jeune Cuisine » (après la venue de Claire et Julien Drouot, la soirée brésilienne des Niçois Victor et Mariana est très attendue)… « Nous voulons réhabiliter les commerces de proximité, on veut que l’opticien, Vacquier, le tatoueur, des restaurants, des cafés voisinent et renouent avec une ambiance cool, underground et pas trop lisse, un peu dans l’esprit de ce qui se fait à Brooklin », explique Greg Gassa.
Tous les acteurs se retroussent les manches, une page FB a été créée, des comptes Insta collectifs permettront de porter la bonne parole. L’année MP2018 contribuera-t-elle à dynamiser la rue Glandevès ? On peut le parier sans risque…

La Jeune rue à Paris, un immense fiasco

Le projet a monopolisé toutes les conversations en 2013, un certain Cédric Naudon s’apprêtait à transformer une rue du 3e arrondissement de la capitale en marché arty, gastronomique et écologique. Prônant une gastronomie durable et grand thuriféraire de la biodiversité, Naudon voulait renouer le lien entre une agriculture vertueuse et les Français. Le projet consistait à aménager 36 boutiques sur 3 rues entre la place de la République et le Conservatoire national des Arts et Métiers. Fomagerie, poissonnerie, épicerie, primeurs, pâtisserie, boulangerie, bar à huîtres, le meilleur de la bonne bouffe française devait s’y retrouver. Et pour offrir des prix bas; e concept consistait à supprimer les intermédiaires entre producteurs et consommateurs. Las une mégalomanie et un sens du grandiose ont eu raison du projet qui a très vite capoté, non sans que les médias parisiens fassent les louanges du porteur du projet et donnent la leçon à la planète entière sur le mode : regardez-comme-nous-on-est-fort. En 2015, sur fond d’amertume, de perquisitions, de naufrages financiers et autres projets avortés, la Jeune Rue tirait le rideau entraînant dans son sillon le boboland qui s’était enflammé, il faut le reconnaître, pour un si beau projet.

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Vite lu

 Arles, une nouvelle chef au Chardon A la suite de l’excellent accueil réservé à Ruba Khoury en 2018, l’équipe du Chardon est toute heureuse de recevoir ces mois de mars et avril Leatitia Carion, chef française qui a le voyage dans le sang.  Après avoir fondé à Londres son famous Pop-up Bao Bun Foodtruck, elle se pose à Arles pour le printemps avec une carte très inspirée par l’Asie. Tiradito thon version Nikkei, moule-vinaigre de pomme-aubergine schezuan basilic ou poulet karaage sauce XO-gochujang-pickles et tarte tatin-beurre miso figurent parmi ses plats signature. Premier soir du pop-up le 28 février. Chardon, 37, rue des Arènes à Arles, tarifs : 29 € (déjeuner) et 39 € (soir). Résas au 09 72 86 72 04. Ouvert du jeudi soir au lundi soir et du vendredi au lundi midi. (12h30-14h30).

Peter Fischer chez Chicoulon La cave annonce sa prochaine soirée dégustation avec Peter Fischer, vigneron emblématique du château Revelette à Jouques. Dans une ambiance conviviale et décontractée, Peter présentera ses différentes cuvées : 3 blancs, 3 rouges et 1 liquoreux. Des vins de copains, de gastronomie mais surtout de passionnés. Spécialement pour cette occasion, Peter ouvrira également quelques vieux millésimes de ses plus grandes cuvées issues de sa cave personnelle. Côté cuisine, Tomi, incontournable chef du Chicoulon, cuisinera des tapas qui s’accorderont à merveille avec les vins dégustés. Jeudi 28 février au 59, rue Grignan (Marseille 6e), Formule: 45 € / personne sur réservation au 04 91 33 46 59.

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