
L’aventure Sistaou a commencé il y a 9 mois, c’était le 5 décembre dernier. Une aventure de passion mais également une affaire de reconversion pour les 2 sœurs Anne-Laure, la cuisinière, et Caroline à l’accueil de cette fromagerie-traiteur de quartier. « Un bon produit, c’est un produit bien fait, dans de bonnes conditions environnementales, éthique, et qui respecte le bien-être animal » résume Caroline, en charge de l’accueil et du conseil. Sur les étagères, les épices Nomie, le pastis Garagaï et Baou, les vins du domaine Pierre Usseglio et des bières de la brasserie du Mont Salève. « Nos clients sont avant tout des habitants du quartier, des vieux, des jeunes, des parents… Très vite, ils sont devenus des habitués et nous, nous sommes entrées dans le quotidien des gens. On fait partie du quartier maintenant », se réjouit Caroline, 35 ans.
« Au début, on a commencé comme fromagerie-traiteur mais nous faisons de plus en plus d’épicerie »
Les Sistaou sisters
Sistaou c’est aussi l’histoire d’une reconversion professionnelle, Anne-Laure a « fait » une école de commerce et a ensuite bifurqué vers un CAP cuisine. Sa sœur, avocate, a décroché une CQP de vendeur-conseil en crèmerie-fromagerie et les deux commerçantes l’affirment : – Nous n’avons aucun regret, notre parcours, nos bagages nous ont aidé à monter notre business-plan, nous n’avons jamais perdu notre temps, nos études, métiers et formations sont constitutifs de ce que nous sommes ».
Et pourquoi Sistaou ? « C’est la contraction du mot anglais sister auquel on a ajouté le suffixe ‘aou’ pour que ça sonne provençal ». Entre autres incontournables de la maison : les pâtés, la grande passion d’Anne-Laure. « On fait des pâtés et on adore ça. Dès notre première recette, on a eu de très bons retours au point que nous proposons de 3 à 4 pâtés par semaine dont un très bon pâté basque au piment d’Espelette-confiture de cerises ou celui-ci, un pâté au bleu d’Auvergne ».
Et un petit dernier pour la route ? « Les fromages de Pauline, de la Danse des Sonnailles qui incarne notre volonté de travailler en direct, dit Caroline. Quand on parle d’éthique ça passe aussi par le refus de travailler avec des éleveurs qui désaisonnent leurs troupeaux aux hormones ». Intègres jusqu’au bout de la fourchette…
Sistaou, 61, boulevard Eugène-Pierre, Marseille 5e ; infos au 04 91 42 55 50.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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