
Un nouveau locataire a pris possession du bistrot Saint-Jacques et cette nouvelle recrue a de quoi séduire, sinon la ville au moins tout un arrondissement, car le nouveau patron revendique une fibre bistrotière, solidement ancrée en lui : – C’est pas triste tous ces bistrots qui ferment ? », se désole-t-il… Et- comment lui donner tort ? Pendant que le cuisinier s’agite derrière le comptoir, le patron navigue de table en table, pour réciter les propositions du jour, servir, desservir et s’enquérir auprès de chacun si tout se passe bien.
Après quelques années d’errance, le BSJ, pour les intimes, nous donne le meilleur de tout ce qu’un bistrot de quartier peut offrir. Pas de menu mais un patron qui récite le même menu à chaque table parce que, selon lui, « c’est important d’apprendre à connaître ses clients et il ne faut pas se cacher derrière une ardoise ». Au déjeuner aujourd’hui : un carpaccio de tomates et mozza di bufala, un tataki de thon rouge wasabi-salade de chou rouge, une tagliata de bœuf et frites maison, une crème catalane ou une mousse praliné-framboises. Ça gazouille rien qu’à la lecture…

Bistrot Saint-Jacques, une sacrée claque
Après un aller-retour millimétré, le tataki est roulé dans des grains de sésame, et la salade est assaisonnée à la sauce soja ; quelques larmes de wasabi dynamitent avec entrain l’assiette. La tagliata s’accompagne de frites fraîches de tradition ; la viande, d’une exceptionnelle tendreté, est posée sur un lit de jeunes pousses vinaigrées, comme pour nous rappeler le caractère populo de l’adresse. Pour accompagner son expresso servi dans un verre comme au comptoir, une jolie mousse pralinée avec quelques framboises entières annonce l’heure de retour au bureau.

Alors faut-il aller déjeuner au bistrot Saint-Jacques ? Pour tous ceux qui aiment la tradition, les plats frais et les excellents rapports qualité-prix, cette adresse figure assurément dans le top 20 marseillais. Vous aimerez la gouaille et le franc-parler du patron, qui juge l’époque « bien vulgaire », et qui, pour y remédier, offre de l’humanité et de la fraternité à chacun de ses clients. Une adresse coup de cœur qui mérite absolument votre visite et ne pas y aller, témoignerait d’une gravissime faute de goût.
Le Bistrot Saint-Jacques, 29, rue Saint-Jacques, Marseille 6e arr. ; infos au 06 48 75 32 52. Plat du jour 12 €, formules 21 et 25 €.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
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