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Gâteau de courgettes au chabichou

gâteau de courgettes
Préparation : 15 min / Cuisson : 40 min gâteau de courgettes

Votre marché pour 6 personnes : 1 chabichou (150g) ; 500g de courgettes ; 100g de lardons ; 125g de farine ; 1 sachet de levure ; 5 œufs ; 1 petit oignon ; 2 gousses d’ail ; 1 cuillère à soupe d’huile ; 1 cuillère à café d’origan ; sel et poivre.

On y va : épluchez et émincez l’oignon et les gousses d’ail. Lavez les courgettes, coupez une demi-courgette en fines rondelles et râpez le reste. Faites chauffer l’huile dans une poêle, ajoutez oignon, ail et lardons et laissez cuire 5 minutes à feu moyen. Ajoutez les courgettes râpées, augmentez à feu vif, salez, poivrez, ajoutez l’origan et laissez cuire 5 minutes en remuant régulièrement. S’il reste beaucoup de liquide, égouttez le tout avant de verser dans un saladier et laissez légèrement tiédir. Préchauffez le four à 180°C.

Dans un autre bol, mélangez la farine et la levure. Ajoutez les œufs dans le saladier avec les courgettes, mélangez, puis ajoutez la farine. Ajoutez enfin la moitié du chabichou coupé en dés de 2 cm et versez dans un plat d’environ 20×20 cm chemisé de papier cuisson. Répartissez sur le dessus les rondelles de courgettes restantes et l’autre moitié du chabichou émietté. Poivrez et placez au four pour 30 minutes de cuisson. Laissez refroidir le gâteau de courgettes puis découpez en petits carrés et emportez pour un pique-nique.

Astuce : vous pouvez aussi remplacer le chèvre par du brie ou du fromage bleu coupé en dés dans votre gâteau de courgettes.

Bonus : les courgettes et crevettes ça rime bien mais c’est aussi très bon !

Photo Julie Mechali – Cniel

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.