Marseille

► Les trois mac’ pour Gérard Habib.-Le restaurant Gerarh conserve pour la 2e année consécutive ses 3 macarons du label Écotable, la plus haute distinction en matière de restauration durable. Attribué depuis 2022, ce label distingue les établissements engagés dans une démarche écoresponsable. Chez Gerarh, il récompense une carte courte et de saison, un approvisionnement composé à plus de 60 % de produits bio et 90 % de produits durables, ainsi qu’une politique active de lutte contre le gaspillage et de maîtrise des consommations. Seule une quinzaine de restaurants marseillais affichent ce niveau d’exigence. Depuis des années, Gérard Habib défend dans son restaurant les valeurs d’une cuisine créative, locale et engagée, confirmant l’ancrage de son établissement parmi les tables pionnières de la restauration durable dans la cité phocéenne. Le restaurant le Gerarh s’affirme comme un véritable lieu de vie où dialoguent gastronomie, musique et arts plastiques. Aux commandes, Gérard Habib participe à de nombreuses initiatives solidaires, notamment avec Le Sans Fourchette et les Disciples d’Escoffier, fidèle à sa conviction qu’une cuisine sincère doit avant tout se transmettre et se partager. Dans cet esprit, l’établissement accueille aussi , chaque mois, des dîners-concerts et soirées dansantes où swing, jazz, chanson française et pop-rock prolongent l’expérience bien au-delà de l’assiette.
• GerarH, 50, cours Julien, Marseille 6e arr. ; infos au 06 19 88 52 93.

Région Sud

« Un pour tous, tous pour un » avec la Sodexo.-  Sodexo organise la 27ᵉ édition de son concours national de pâtisserie « Un pour tous, tous pour un », dédié aux personnes en situation de handicap. Cet événement, placé sous le thème « À vos fouets, prêts, rigolez ! », met en lumière la créativité et l’inclusion à travers des épreuves régionales et une finale nationale. Chaque année, plus de 300 participants, issus d’établissements médico-sociaux de toute la France, s’affrontent en trios (une personne en situation de handicap, un éducateur et un chef Sodexo). L’objectif ? Créer un dessert original en 2 heures, respectant un thème imposé et des règles strictes d’hygiène. Les 23, 24 et 25 février 2026, 21 équipes s’affronteront à Aubagne pour décrocher leur place en finale régionale, prévue à Marseille le 2 mars. La grande finale nationale aura lieu le 26 mars à Rungis. Le dessert gagnant sera intégré aux menus des 1 800 établissements médico-sociaux gérés par l’entreprise.

► Lancement du guide 2026 du groupe Logis Hôtels.- Le groupe Logis Hôtels lance l’édition 2026 de son guide emblématique et sa déclinaison premium « l’Art de recevoir ». À cette occasion, le groupe annonce l’arrivée de 122 nouvelles adresses au sein de son réseau, dont 9 nouveaux établissements en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les Alpes-Maritimes, l’Artuby à Séranon et le Diana à Vence. Dans les Bouches-du-Rhône, Fabian des Baux aux Baux-de-Provence et le Mas de Jossyl à La Roque-d’Anthéron ; dans le Var, Hostellerie de l’Abbaye au Thoronet et Synaya à Sanary-sur-Mer ; dans le Vaucluse, la Bastide d’Entraigues à Entraigues-sur-la-Sorgue et Urban Style Hôtel Blason du Ventoux à Carpentras ; dans les Hautes-Alpes, la Crémaillère à Saint-Bonnet-en-Champsaur.

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Hatsatoun, une famille, une boulangerie, une mémoire

Hatsatoun, boulangerie arménienne à Marseille, perpétue le lavash et les traditions du Caucase à travers un savoir-faire familial unique.

Qui mieux que cette boulangerie pourrait raconter l’exode ? Les souvenirs de famille et les traditions d’un peuple ? Une façade dorée comme du bon pain, des couleurs chaleureuses et un sourire derrière le comptoir… Hatsatoun (la maison du pain, NDLR), c’est un peu de tout ça. Ouverte en juillet 2024 à la rue Saint-Bazile, cette boulangerie familiale arménienne doit une partie de son succès au lavash, le pain traditionnel transcaucasien. Un pain conforme à l’héritage séculaire qui présente la particularité d’être travaillé à partir de levain naturel. « J’ai testé le pain lavash avec mon propre levain, raconte Sona. Nous étions en pleine Covid et j’ai voulu faire mon levain et faire du lavash avec, comme ça, pour ma famille ».

Ainsi est née l’idée d’une boulangerie qui, à ses premières heures, ne livrait que des particuliers. L’ouverture de Hatsatoun est venue ensuite, portée par le succès de ce pain unique par son goût et sa recette, « parce que le levain qu’on utilise aujourd’hui est, en droite ligne, le descendant de celui que j’ai créé en 2020…», souffle Sona.

Avec Sona, travaillent son mari, Marat, et ses deux fils, Koryun et Slava. Aujourd’hui encore, la boulangerie sert des particuliers à 90% et quelques restaurants et épiceries spécialisées. A 10 heures du matin, une équipe s’affaire dans le laboratoire ; les cadences ont gagné en rythme depuis l’ouverture d’une deuxième enseigne à la rue Sainte à la fin décembre 2025. Des femmes et deux hommes : – La cuisine arménienne est celle des femmes, des mères et des grands-mères. Les hommes, eux, s’occupent du barbecue, de la cuisson des viandes au feu et de la cuisine des viandes pour les grandes fêtes ». Mais les choses changent et là aussi, les frontières entre hommes et femmes, s’amenuisent.

« La cuisine c’est ce qui nous unit et qui résiste aux migrations et aux exodes »

Derrière le comptoir, s’alignent les spécialités : on y retrouve le gata, le gâteau traditionnelhttps://www.le-grand-pastis.com/hame-by-la-concorde-restaurant-armenien-marseille/ qui accompagne aussi bien les fêtes que le quotidien des maisons arméniennes. Un dessert rond qui peut être feuilleté et qui connaît des variantes d’Erevan au Karabagh en passant par Garni. Il y a aussi des feuilletés aux épinards et fromage, ou à la viande hachée, des tourtes et des chaussons aux herbes (une dizaine en tout), spécialités du Haut-Karabagh. Toutes ces préparations ont en commun un goût immodéré pour le beurre, « très présent dans notre cuisine avec le fromage, le pain et les herbes », précise Sona.

Hatsatoun, boulangerie arménienne à Marseille, perpétue le lavash et les traditions du Caucase à travers un savoir-faire familial unique.

Comme de nombreuses autres cultures, la cuisine arménienne se transmet par les gestes, l’observation et l’oralité. « C’est aussi une émotion ; la soupe spas (soupe blanche au yaourt, boulghour et aux oignons) c’est pour nous tous l’enfance et la famille. Elle symbolise notre alimentation,  elle est notre ciment », dit Sona. Hatsatoun porte cette mémoire : de l’Arménie à Moscou, où Sona a vécu, en passant par la Grèce, la Géorgie, le Liban ou la Turquie. Avec ses pains et pâtisseries, la boulangerie donne à goûter un voyage à travers les cultures du Caucase, un voyage qui, à Marseille, a fini par trouver son foyer.

Hatsatoun, boulangerie arménienne, 29, rue Saint-Bazile, Marseille 1er, et 91, rue Sainte, 7e arr. ; infos au 07 67 79 76 56.
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