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Pizza butternut, parme et pesto cresson-basilic

pizza butternut
Préparation : 20 min / Cuisson : 30-40 min pizza butternut

Votre marché pour 4 personnes : 1 pâte à pizza (demandez à votre pizzaiolo préféré) ; 300 g de pommes de terre pour cuisson vapeur/à l’eau ; 200 g de courge butternut ; 5 tranches très fines de jambon de Parme (ou de jambon cru) ; 20 g de pignons de pin grillés ; 4 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse ; 30 g de parmesan (entier ou en copeaux) ; 1 filet d’huile d’olive ; sel et poivre du moulin ; quelques feuilles de cresson et  quelques feuilles de basilic.

Pour le pesto de cresson-basilic : 20 g de pignons de pin grillés ; 30 g de parmesan râpé ; 1 petite botte de cresson ; 1 botte de basilic frais et 1 gousse d’ail pelée et dégermée ; 10 cl d’huile d’olive et un demi citron ; sel et poivre du moulin.

On y va : laver et éplucher les pommes de terre. Les plonger dans une casserole d’eau froide salée et faire précuire pendant 10 à 15 minutes environ. Pendant ce temps, préparer le pesto : rincer et effeuiller les herbes. Eplucher et dégermer l’ail. Dans le bol du robot, mixer ensemble le basilic, le cresson effeuillé et l’ail avec les pignons de pin grillés, le parmesan frais râpé et l’huile d’olive. Ajouter quelques gouttes de jus de citron et réserver au frais. Préchauffer le four à 200°C (th.6-7).
Eplucher et tailler la courge en fines rondelles à l’aide d’une mandoline. Réserver. Egoutter, éplucher et couper les pommes de terre en fines tranches. Dérouler la pâte à pizza sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Etaler la crème fraîche sur toute la surface. Alterner des tranches de courge et de pommes de terre. Saler, poivrer. Parsemer quelques copeaux de parmesan, et des pignons grillés. Arroser d’un filet d’huile d’olive et enfourner pendant 18 à 20 minutes environ en surveillant la cuisson.
A la sortie du four, répartir un peu de pesto cresson-basilic sur la pizza butternut ! Ajouter les tranches de jambon cru et parsemer de quelques feuilles de basilic et de cresson crues. Déguster la pizza butternut sans plus attendre (s’il reste du pesto, le placer dans un bocal hermétique et le conserver au frais, il sera très bon sur des pâtes).

Photo Interfel-Cnipt-Amélie Roche

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.