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Sarah Chougnet-Strudel ouvrira son restaurant cette année…

Elle fait partie de ceux qui ont fait leur entrée, discrète mais remarquée, sur la scène culinaire marseillaise, en 2020. Et nombreux sont ceux qui parient sur son retour en 2021. Sarah Chougnet-Strudel a fait partie des Quatre As qui ont animé le parvis du théâtre de la Criée l’été dernier, une belle mise en bouche pour cette jeune femme de 27 ans qui cherche à s’installer à Marseille pour y ouvrir son propre restaurant. Une ambition retardée par la conjoncture mais qui ne faiblit pas au fil des mois.

Sarah Chougnet-Strudel

Qui êtes-vous Sarah Chougnet-Strudel ?
J’ai 27 ans et j’ai grandi à Paris. Je suis en train de déménager, de quitter Paris pour m’installer ici rejoindre mon père qui a aménagé à Marseille voilà 10 ans. Dans ma courte vie, j’ai vécu en Allemagne, à Berlin, puis un an à Singapour et 3 ans à Londres. Marseille est une ville qui me plaît énormément parce qu’il y circule une rare énergie. La première fois que je suis venue, j’ai eu un choc doublé d’une folle envie de faire partie de ce tourbillon. Marseille est comme Londres, avec des quartiers très différents les uns des autres, c’est une ville de brassage et j’ai envie d’y vivre et de contribuer à nourrir cette énergie.

Quel est votre projet ?
Ce n’est un secret pour personne, nous avons, avec mon associé qui, lui, est originaire de Marseille, en projet d’ouvrir un restaurant. Nous nous sommes partagés les rôles : Lucien est sommelier et se spécialise dans les vins nature. Pour ma part, j’ai beaucoup appris dans les restaurants gastronomiques et je revendique aujourd’hui une cuisine de produits, une cuisine simple qui s’affranchit des modèles véhiculés par les étoiles. Ce qui me passionne, ce sont les relations avec les producteurs et les produits. C’est un réel bonheur de donner du plaisir aux gens avec de la nourriture et du vin. Ça fait un an qu’on cherche un local et à ce jour, on a deux pistes mais on continue à chercher car ce n’est pas vraiment le coup de coeur. On persiste à chercher du côté du 6e arr., peut-être le 7e arr., l’opéra, la préfecture…

Quel est votre réseau, qui sont vos amis ?
Avec cet été et l’opération des 4 As, j’ai développé des connaissances dans le milieu local, avec Charlotte, Georgiana ou Laetitia Visse dont le restaurant est fantastique. Mais je me dois de citer un soutien de la première heure, celui qui nous aide à chaque instant, c’est Emmanuel Perrodin. Il m’a présentée à tous les chefs locaux et je garde un bon souvenir de nos journées de travail ensemble. J’espère qu’on cuisinera à nouveau tous les deux à l’avenir. Quant à Lucien, il noue des contacts fabuleux à l’instar de Théodore Planas – Rastoin, un paysan, boulanger et vigneron exceptionnel…

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Vite lu

Le Val labellisé. Avec l’aide du conservatoire méditerranéen, le maire de la commune du Val dans le Var, Jérémy Guiliano, vient de lancer un programme de préservation du Boussarlu, une variété endémique d’oliviers menacée de disparition. Pour un montant de 4 000 €, en plus de fonds européens, le maire veut reconnecter sa population avec ses oliviers et relancer toute une filière. Et pour commencer, le Val vient d’être labellisé « commune oléicole de France ».

(Encore) un nouveau directeur aux Roches Blanches. Comme chaque année, l’hôtel restaurant cassidain présente son nouveau directeur. Il s’agit d’Emmanuel Blanchemanche qui a quitté la direction du domaine de Verchant, près de Montpellier, pour Cassis. « Je suis très heureux de me lancer dans ce nouveau projet de vie, de  surcroît dans cet environnement exceptionnel. Pouvoir écrire un nouveau chapitre pour ce lieu mythique est un privilège et j’ai suivi les conseils de Winston Churchill, qui a résidé aux Roches Blanches : pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent ». Il n’est pas sûr que dans l’hôtellerie et la restauration ces changements perpétuels soient très rassurants pour les clients.

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Château Mentone, 401, chemin de Mentone, 83510 Saint-Antonin du Var ; infos au 04 94 04 42 00.