
Georges Simenon aimait à dire que « la cuisine, c’est les souvenirs » et reconnaissons qu’aux Grandes Tables, les souvenirs heureux sont légion. Fermeture des restaurants ou pas, l’équipe parvient encore, semaine après semaine, à distiller quelques touches de précieuse bonne humeur dans tous ces bols et sandwiches, apportant du réconfort aux affamés qui gravitent dans le quartier de la Belle-de-Mai. Marie-Josée Ordener travaille à l’inspiration et ses trouvailles du jour cohabitent sur l’ardoise avec quelques classiques (salade César, salade de lentilles-magret de canard et œuf mollet, panini végétarien et faisselle à la crème de marrons) et des valeurs sûres comme les lasagnes de bœuf sauce tomate, le feuilleté épinards saumon et le fondant chocolat. Grandes Tables à emporter
L’esplanade avec ses tables espacées de plusieurs mètres, en plein soleil à la mi-journée, fait oublier le froid qui habite le moindre recoin d’ombre. Beaucoup s’y installent quand d’autres repartent vers les bureaux, leurs boxes collées sur le ventre pour en conserver la chaleur. La brandade de morue est toute chaude, enrichie d’un « délictueux » beurre de noisette appelant un croûton de pain pour saucer. Un peu de salade craquante, assaisonnée sur le fil et voilà poindre une César toute fraîche, en justesse. Quant au baba de Marie-Jo, il doit son abondant « imbibement » de rhum à la générosité de l’impétrante qui n’a d’égal que la copieuse chantilly, un tantinet sucrée, qui l’accompagne nantie de solides arguments.
Alors faut-il aller piocher son déjeuner aux Grandes Tables de la Friche ? Oui car le rapport qualité-prix est amplement respecté et les emballages bio, recyclables et naturels nous dispensent de toute culpabilité. Oui car on peut manger dehors, au soleil, en respect des consignes d’espacement et oui car cette équipe a besoin de tout notre soutien (et parce qu’on les aime beaucoup). Oui enfin car tout est bon, cuisiné frais du jour et pensé avec une grande honnêteté.
Les Grandes Tables à emporter, Friche Belle-de-Mai, 41, rue Jobin, Marseille 3e arr. ; infos au 04 95 04 95 85. Menu midi 15 € environ.



► La Meilleure Partie, biscuits à suivre.- Djilali Berrahou a 29 ans. Ce jeune entrepreneur marseillais a eu l’idée géniale de commercialiser des cornets de gaufrette remplis de chocolat. « Cette idée m’est venue lors d’une soirée entre cousins quand ma nièce a insisté pour finir le cône de ma glace », dit-il. Flairant la bonne opportunité, Djilali a décliné sa gamme en 5 références : cornet 73% choconoir, 39% chocolait, 31% chocoblanc, un blanc pistache et un blond caramélisé. Jamais en reste d’une bonne idée, le fondateur de « la Meilleure partie », réfléchit à commercialiser des roses des sables croustillantes enrobées de chocolat fondant. Du mordant et une bonne humeur à toute épreuve, Djilali Berrahou est sur tous les fronts, de la production à la commercialisation. Ses cornets sont en vente en grandes et moyennes surfaces et les débuts sont déjà très prometteurs !
Ajoute un commentaire