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Marseille

► A lire.- « Qui aurait pu croire qu’un talus puisse être aussi appétissant ? » Cet ouvrage pose une question et la tient jusqu’à sa dernière page : plutôt qu’un guide de cueillette classique tourné vers la forêt ou la campagne lointaine, « Zones à cueillir » reste délibérément urbain. Il apprend à repérer et récolter des plantes sauvages comestibles à deux pas de chez soi (bas d’immeuble, jardin, pelouse municipale, trottoirs) puis à les cuisiner : salades fleuries, cocktails aux plantes, plats du quotidien revisités avec la cueillette du jour. Deux tiers de l’ouvrage sont consacrés à la reconnaissance des plantes, le tiers restant aux recettes. A la manœuvre, il faut aller chercher Caroline Decque qui découvre les bienfaits de la nature en entretenant un potager autonome lors d’un service civique. En 2015, elle fonde l’association marseillaise Bigoud’ et aménage une parcelle maraîchère dans le parc d’un Ehpad de la ville. Co-auteur, Camille Gasnier, titulaire d’un CAP cuisine, découvre l’autosuffisance et les plantes sauvages comestibles et médicinales auprès du Mouvement d’Action Paysanne (MAP), en Belgique. Au sein de Bigoud’, les deux femmes cueillent et livrent à vélo plus d’une centaine de plantes par an aux chefs et commerces de bouche marseillais.
• « Zones à cueillir », Caroline Decque et Camille Gasnier, Ulmer Ed., 192 pages, 18 €

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Galette ou gâteau ? Le classico marseillais 2025

Galette ou gâteau, c’est le classico marseillais ! Cette année, deux belles pointures du métier, Pierre Ragot et Pierre Houlès, ont accepté de révéler quelques-uns de leurs secrets sucrés, vanillés, beurrés.

Galette ou gâteau, c'est le classico marseillais. ici, la galette frangipane de Maison Saint-Honoré
Maison Saint-Honoré Natif de Paris, Pierre Ragot a toujours connu la galette frangipane servie pour l’Epiphanie. « Lorsque je me suis marié à une Marseillaise et que je me suis installé ici, j’ai découvert la brioche des rois », confie-t-il. Et ne demandez pas à Ragot de choisir quelle spécialité il préfère « car j’adore le feuilletage et la brioche de la même façon. De même, je n’aimais guère les fruits confits mais depuis que j’ai découvert ceux de Lilamand à Saint-Rémy-de-Provence, je les aime bien ».
La recette dite de la dentelle de Vienne demande 4 jours de travail.
La garniture est composée de crème d’amandes mêlée à 10% de crème pâtissière pour plus de légèreté.
La poudre d’amandes est torréfiée à four sec à 250°C sur plaques à rebords.
Sujets en céramique réalisés par Nadine, une céramiste marseillaise @nakceramics
Prix au kilo : 47 €

Pour réussir sa galette, Pierre Ragot et Dylan Jurado, son tourier, conseillent du beurre français de qualité et de la farine, bio évidemment, « celle du Moulin Pichard ». Mais il faut surtout du temps, beaucoup de temps : – On compte en moyenne 12 heures entre chaque tour de pâte, donc 3 jours pour un bon feuilletage ». Du temps et de la vigilance pour ne pas rater un tour ou en rajouter afin de ne pas « fatiguer » la pâte. Depuis 5 ans, Pierre Ragot perpétue la technique d’un boulanger qui a quitté le métier : la dentelle viennoise. « Une recette autrichienne qui se distingue par son feuilletage élégant et sa fragilité ». La garniture répond à un très précis cahier des charges et demande, à elle seule, un jour de travail. « Je n’utilise pas d’amande amère et encore moins de parfum de synthèse. Je pousse les saveurs en torréfiant la poudre d’amandes à four sec à 250°C ». Et pas de confusion entre frangipane et crème d’amandes : – Nous, nous détendons la crème d’amandes à la crème pâtissière à hauteur de 10%, c’est plus léger ». Comme l’an dernier, Pierre a confié à NAK, une céramiste marseillaise, la réalisation de ses sujets : – En 2025, nous avions fait des baleines car nous sommes partenaires de Sea Shepherd et cette année, ce sont des mésanges »

41, Ave du Prado, 6e (04 91 22 74 40) ; 131, rue d’Endoume, 7e (04 91 90 25 69) ; 28, bd du Cabot, 9e (04 91 25 29 68) et à Aix en Provence, 1, rue Paul Bert (04 42 50 64 26). classico marseillais

Galette ou gâteau, c'est le classico marseillais. ici, la brioche de House of Pain
House of Pain La brioche des rois, pour répondre aux canons classiques du genre, n’en demande pas moins beaucoup de minutie dans sa préparation. « Notre gâteau des rois a du goût, revendique Pierre Houlès, fondateur de House of Pain. Il est élaboré à partir d’une farine bio et d’un sirop de beurre fondu agrémenté de vanille, de zestes de citrons et d’oranges ».

Une brioche élaborée à partir de farine bio et nourrie au sirop de beurre et vanille.
24 heures dont 15h30 de « pousse » sont nécessaires pour réussir la brioche dans le style bordelais.
Un décor de sucre perlé, de lamelles d’agrumes (citron, cédrat, orange confits) cache un santon en céramique et une amande caramélisée en lieu et place de la fève.
Prix au kilo : 35 €.
Une recette qui se rapproche de la brioche bordelaise « avec des fruits confits aussi dedans », et qui sera décorée cette année de cerises griottes, de lamelles de citron, orange et cédrat confit. Vingt-quatre heures au moins sont nécessaires pour préparer une couronne : – Aux vingt minutes de temps de pétrissage, il faut ajouter 2 heures de pousse en masse », dit Pierre Houlès. Suit une heure trente de pousse après façonnage et 12 heures de pause au froid. La cuisson s’effectue le lendemain matin pour une dégustation le jour même. « Nos clients posent beaucoup de questions et sont très exigeants. Ce sont surtout les Marseillais de toujours qui plébiscitent le gâteau des rois ainsi que les enfants qui ne raffolent pas forcément de la frangipane. Quant aux fruits confits, il y a ceux qui adorent et ceux qui n’aiment pas ». Sous la couche de sucre perlé qui décore le gâteau des rois de House of pain, se cachent un sujet en céramique, un traditionnel santon provençal, et une amande caramélisée à croquer, bien plus glamour que la simple fève toute sèche. Le petit bijou existe en deux tailles (pour 4 et 6-8 parts). « On le vend à la part mais également au kilo, soit 35 € », dit Pierre qui tend une couronne à dévorer sans attendre.

House of pain, 14, rue Fontange, Marseille 6e arr. classico marseillais
En partenariat avec @bigisaguide Photos @studiophilippeconti

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