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Samossas au gingembre et bœuf

samossasPréparation : 20 min / Cuisson : 8 min samossas

Votre marché pour 4 personnes : pour la garniture au bœuf, 200g de bœuf haché ; 1 oignon ; 20 grammes de racine de gingembre frais ; 12 feuilles de bricks ; 1 courgette verte ; 50 cl d’huile de friture ; 3 cl d’huile d’olive ; 5 grammes de cumin et 5 grammes de piment doux ; 30g de pistaches non salées décortiquées.
Pour la sauce yaourt : 1 yaourt à la grecque ; un demi citron jaune ; un demi oignon rouge et 1 gousse d’ail ; 3 brins de coriandre et du sel.

On y va : commençons par la sauce au yaourt. Eplucher, dégermer et hacher la gousse d’ail. Éplucher et tailler finement la moitié d’un oignon rouge. Tailler et ciseler les brins de coriandre. Presser le jus d’un demi-citron jaune. Dans un saladier, mettre l’ensemble des ingrédients préparés précédemment, puis ajouter le yaourt à la grecque. Mélanger le tout, réserver la sauce au réfrigérateur.
La garniture des samossas : éplucher et tailler finement l’oignon. Éplucher et hacher le gingembre. Laver et couper en petits dés la courgette. Dans une poêle, verser un filet d’huile d’olive et faire revenir le bœuf haché avec le gingembre et la courgette 5 minutes. Ajouter le cumin, le piment doux et les pistaches. Saler et poivrer, puis réserver.

Le pliage : découper les feuilles de brick en 2 et procéder au premier pliage : ramener le bord arrondi vers le bord droit, afin d’obtenir une bande de 7-8 cm de large. Dans le coin de l’arrondi, déposer la préparation, puis replier le coin gauche sur la garniture de sorte à faire un triangle. Replier à nouveau de la même façon jusqu’à la fin de la feuille (s’il reste un petit bout de feuille à la fin du pliage, la découper). Appliquer un peu d’huile d’olive pour maintenir fermer le samossa si besoin.

Dans une sauteuse, avec un fond d’huile de friture, cuire chaque côté des samossas en les retournant environ 2 minutes. Bien éponger sur un papier absorbant avant de déguster. Servir encore chaud, avec la sauce au yaourt et une salade verte.

Bonus : et en version poisson et piment, c’est aussi bon !

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Nécrologie

Jean-Paul Passédat n’est plus.- Le père du chef Gérald Passédat est décédé ce mercredi 10 août à l’âge de 88 ans, dans son sommeil, à son domicile de Marseille. Jean-Paul Passédat était le deuxième maillon d’une chaîne dont les premières attaches datent de 1917. Germain Passédat, père de Jean-Paul et grand-père de Gérald, est alors propriétaire d’un bar-tabac. Un matin, par hasard, une baronne entre dans le bar pour utiliser le téléphone et informer son notaire de la mise en vente de son bien arrimé à la roche blanche de l’anse de Maldormé. «Pas la peine de chercher, je vous l’achète», aurait lancé Germain Passédat. La saga familiale s’écrit ensuite avec la création d’un restaurant qui aura la mer et les îles du Frioul pour décor. La villa Corinthe est débaptisée et devient Le Petit Nice pour attirer une clientèle huppée, la ville des Alpes-Maritimes étant alors très à la mode. Germain s’installe avec sa femme, Lucie, cantatrice et muse des frères Lumière, les inventeurs du cinématographe, dont des photos ornent les murs du restaurant. Des célébrités comme Pagnol ou Fernandel hantent les lieux qui, à la mort de Germain, sont repris par son fils Jean-Paul. Chanteur d’opéra, il tourne le dos à sa carrière pour se consacrer à la gastronomie avec sa femme Albertine. Il transforme le Petit Nice en hôtel de standing, creuse une piscine d’eau de mer, et gagne une étoile au Michelin en 1977 puis une seconde en 1981. À l’aube du nouveau millénaire, son fils unique Gérald Passédat revient dans le giron familial et décroche sa 3e étoile en 2008 avec une cuisine radicalement différente de celle de son père. Jean-Paul, lui, continuera à vivre au Petit Nice dans lequel il avait un appartement.